HandballHandball : Ligue des Champions

Grâce Zaadi (Metz Handball) : « Faire partie des grands d’Europe »

À la veille d’affronter Bucarest en quart de finale retour de la Ligue des champions, Grâce Zaadi s’est confiée sur l’un des matchs les plus importants de la saison du Metz Handball. Les Dragonnes ont pris un avantage certain en Roumanie en s’imposant 31-26. Mais elles veulent avant tout gagner, devant leurs supporters.

Ce samedi, le Metz Handball jouera son avenir en Ligue des Champions. Face au CSM Bucarest, qui avait éliminé les Dragonnes l’année passée, le club messin a réussi l’exploit de s’imposer de cinq buts en Roumanie. Le chemin vers le final Four est tout tracé. Il ne manque plus qu’une confirmation lors du match retour, aux Arènes de Metz. Et seule la vicoire comblerait la capitaine de l’équipe, Grâce Zaadi.

Vous avez pris une sérieuse option sur la qualification en vous imposant à Bucarest. Désormais, l’objectif, c’est de finir le travail ?

On a pris une belle option à aller. Maintenant, on ne va pas prendre ce match en se disant qu’on est déjà qualifié. On va jouer ce match pour le gagner. C’est super important pour nous de garder notre invincibilité à domicile en Ligue des champions. On est déterminé. On va jouer pour gagner ce match et non faire en fonction du résultat du match aller.

Le scénario est totalement différent des quarts de finale de l’année dernière face à cette même équipe de Bucarest. Cela rend-t-il la tâche plus facile ?

L’année passée, on avait pris treize buts là-bas. Et c’était compliqué de refaire notre retard, même si on y croyait fortement, surtout lorsque l’on menait de neuf buts. Aujourd’hui, on est dans une situation totalement différente. L’équipe n’est plus la même. On a aussi appris de nos erreurs. Nous avions l’ambition l’année dernière, de remonter les treize buts. Cette saison, c’est Bucarest qui aura l’envie de refaire son retard. Mais c’est là où le public intervient. Même si nous avons cinq buts d’avance, nous ne sommes à l’abri de rien. Il y a des scénarios incroyables dans le handball donc il faudra rester concentré du début à la fin.

Vous avez justement l’avantage de recevoir au retour. On imagine que vous comptez sur le soutien de vos supporters.

Oui, j’attends beaucoup d’eux. Il le savent. A la maison, on a fait de gros matchs car ils étaient présents. Ils nous ont toujours poussé de la première à la dernière minute et cela nous galvanise. Ca permet également de peser sur les adversaires qui se disent « nous sommes dans une arène où plus de 5000 personnes sont contre nous. » Dans le haut-niveau, il y a plein de choses qui rentrent en considération. C’est sûr que l’apport du public sera primordial.

Le CSM Bucarest est un grand d’Europe, qui a déjà gagné une Ligue des champions. Que craignez-vous chez votre adversaire ? Quels ont été vos axes de travail cette semaine ?

Je ne pense pas qu’en une semaine, Bucarest puisse révolutionner son jeu. Leur base de jeu va rester. Ce n’est pas de la prétention mais je suis comme ça. Personnellement, j’ai confiance à 1000% en mon équipe. Je sais ce que l’on vaut et je sais le travail que l’on fournit, sur comme en dehors du terrain avec les analyses vidéos. Bucarest, c’est une belle équipe mais je compte surtout sur notre très grosse défense pour les contrer. Je ne crains pas cette équipe car je m’appuie surtout sur nous, et nos qualités. Notre travail, c’est d’être prêtes à toutes les éventualités.

Le Metz HB, vainqueur face à Fleury en championnat © LFH

Se qualifier pour le Final Four, ce serait déjà une belle satisfaction ? Ou vous visez toujours plus haut ?

J’en parlais justement tout à l’heure avec Ailly Luciano qui est enceinte (rires). Je suis une compétitrice et je sais que beaucoup le sont également dans cette équipe. Accéder au final Four serait quelque chose d’historique car aucun club français n’a réussi à décrocher son ticket. Mais si on est en Final Four, je ne me contenterai pas d’y aller et de faire figuration. Chaque match que l’on joue, c’est pour gagner. On va être conquérantes. On n’y est pas encore, mais je sais l’état d’esprit qu’on aura si on est amené à y être. Nous n’irons pas à Budapest (lieu du Final Four) pour regarder les autres jouer et avoir des étoiles dans les yeux. Si on y va, on prendra les choses en main et si on se qualifie, c’est qu’on a de grandes chances de faire quelque chose.

Avec vos résultats impressionnants cette saison, le statut du Metz Handball a changé. Pensez-vous être un des favoris à la victoire ?

Ce n’est pas pareil d’aborder une compétition en tant que favori ou en tant qu’outsider. Je le sais très bien car, quand on a commencé à jouer la Ligue des champions avec Metz, nous étions dans la peau de l’outsider. Nos adversaires étaient presque contentes de jouer contre nous parce qu’on était le petit poucet de la compétition. Mais il y a deux ans maintenant, on a commencé à créer la surprise, à gagner de gros matchs contre de grosses équipes. Là, on a commencé à faire peur. Et je peux vous dire que je le voyais dans les yeux de mes adversaires. C’était totalement différent lorsqu’elles jouaient le Metz outsider et le Metz favori. Elles ne préparent pas le match de la même façon. Elles sont beaucoup plus vigilantes à ce que l’on fait. On est scruté de A à Z. Mais ce n’est pas un statut qui me dérange. Qu’on fasse partie des plus grands en Europe, c’est un rêve que j’aimerais réaliser avec le Metz Handball. Mais qu’on parte favori ou non pour le Final Four, ça nous est égal, ça ne change rien du tout.


Photo à la Une : (@LFH/Grâce Zaadi, capitaine du Metz Handball)

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