BasketBasket : LFB

5 choses à savoir sur Alysha Clark

Arrivée de Polkowiece (Pologne) en 2018, Alysha Clark est l’une des pièces maîtresses de la saison du Lyon ASVEL Féminin. Son impact en playoffs est encore plus significatif. Ses débuts, son parcours, ses succès… Retour sur la carrière de l’aillière israélo-américaine, à quelques heures des finales de LFB entre l’ASVEL et le BLMA.

Avec l’ambition de grandir et d’aller chercher premier un titre de champion de France, le Lyon ASVEL Féminin devait s’attacher les services d’une star, d’une leader dans les moments décisifs, après l’échec en demi des playoffs l’année passée. Tony Parker et Marie-Sophie Obama ont trouvé cette pépite qui manquait au bel effectif lyonnais avec Alysha Clark. « Une joueuse d’Euroligue, avec beaucoup d’expérience » qui ne connait que la victoire. 

1. Une pointure de WNBA 

Draftée en 2010 par les Silver Stars de San Antonio au deuxième tour, Alysha Clark n’a pas tout de suite fait l’unanimité. L’aillière n’a pas été conservée par la franchise texane et a dû faire ses armes en Israël pendant deux saisons. Mais en 2012, Brian Agler, coach des Seattle Storms, la remarque et lui donne sa chance en WNBA. Depuis, et après deux saisons d’adaptation, Clark rentre dans le cinq majeur des Storms. Derrière les Breanna Stewart et Sue Bird, elle s’impose comme une joueuse essentielle, capable de rentrer des gros shoots et de prendre de précieux rebonds. En sept années avec les Storms, elle a vécu la consécration pour une basketteuse, avec la bague de Champion WNBA l’année passée.

2. Un profil atypique 

Avec plus de 27 points de moyenne en NCAA lors de son année senior, Alysha Clark a toujours été attirée par le panier. A ses débuts, son physique lui permettait de dominer à l’intérieur en postant tous ses adversaires. Mais en WNBA, son mètre 80 lui a posé des problèmes. Elle a dû changer son jeu, pour être capable de jouer au poste 3. « J’avais l’impression que je retournais à l’école, pour apprendre comment jouer au basketball » a-t-elle avoué, alors qu’elle devait travailler sur son shoot extérieur. Mais ce travail s’est avéré payant, et lui permet d’être désormais dangereuse à l’intérieur comme à l’extérieur.

3. Solide en défense 

En playoffs cette saison, Clark tourne à près de 15 points par matchs. Son impact ne se limite pas à mettre des paniers. La native de Denver est présente des deux côtés du terrain. Sa taille, sa mobilité et sa dureté lui permettent de pouvoir défendre sur différents postes. Son coach à Seattle, Dan Hugues ne tarit pas d’éloges sur sa joueuse. « Elle doit être reconnue comme l’une des meilleures joueuses défensive de la ligue. »

4. Un parcours européen sans faute

Avant de s’imposer en WNBA, Clark a dû faire ses preuves en Europe. En 2010, alors qu’elle n’est pas conservée par San Antonio, elle décide de rejoindre l’Israël, où elle disputera cinq saisons avec trois clubs différents. Mais c’est quand elle rejoint le Maccabi Bnot Ashdod que son aventure israélienne prend une toute autre tournure. Deux titres de champion en 2015 et 2016 et deux titres consécutifs de MVP les même années, Clark a changé de statut. Après une pige en Turquie, elle s’engage avec le club d’Euroligue CCC Polkowice. En Pologne, elle réalise une saison pleine avec plus de quinze points de moyenne et près de sept rebonds. Le parcours en Euroligue n’a pas été couronné de succès, Clark et Polkowice ont remporté le championnat cette année-là.

Alysha Clark avec Middle Tennessee ©ESPN

5. Des prouesses en Université

Avant de débarquer en Europe, Clark a passé cinq saisons en Université, où elle a réalisé des performances hors-du-commun. Entre 2005 et 2007, elle découvre le monde universitaire avec les Lady Bruins du Belmont. Par deux fois, elle est élue meilleure joueuse de la conférence, et fait partie du meilleur cinq académique. Des performances qui la propulse dans une Université de plus grande ampleur, avec les Blue Raiders du Tennessee. En trois saisons, elle bat tout simplement tous les records : 27,5 points soit le meilleur total de l’histoire de l’université et de l’année en NCAA. L’année suivante, pour son année de senior, elle augmente même ses statistiques pour dépasser les 28 points de moyenne. Le clou du spectacle, ses 48 points et le shoot de la victoire, en finale du championnat de conférence en 2010. Ces perfs’ lui valent d’être élue deux fois meilleure joueuse de la Sun Belt Conférence (2009, 2010).


Photo à la Une : (@LyonASVELF/Alysha Clark)

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer