Athlétisme

Mélina Robert-Michon s’engage contre le dopage

La vice-championne olympique de disque s’est engagée avec huit autres athlètes français dans le programme Quartz afin de lutter contre le dopage. Un geste fort qui arrive juste après l’affaire Clémence Calvin.

Ce n’est pas nouveau, le dopage est un véritable fléau dans le sport et en particulier dans l’athlétisme où de nombreuses polémiques entachent la discipline régulièrement. L’Iséroise Mélina Robert-Michon, spécialiste du lancer de disque, vient d’annoncer en compagnie de huit autres athlètes de l’équipe de France, dont Kevin Mayer et Eloyse Lesueur, qu’elle allait adhérer au programme Quartz, créé par le physiologiste lyonnais Pierre Sallet.

Ce programme vise à lutter contre le dopage en rendant public sa localisation, ses analyses biologiques ou encore sa prise de médicament. Moins d’intimité mais plus de transparence pour les athlètes. Tout le monde pourra accéder au site qui recense tous les sportifs engagées afin de découvrir leurs suivis médicaux.

Un engagement en réponse à l’affaire Clémence Calvin

Jusqu’ici , seuls des athlètes élites en ultra-trail et en triathlon avaient adhéré à Quartz. L’arrivée de nouvelles sportives comme Mélina Robert-Michon ou Eloyse Lesueur montre une envie d’en finir avec les suspicions qui entourent sans cesse les athlètes et encore plus depuis l’affaire Clémence Calvin. La marathonienne a été soupçonné d’avoir fui un contrôle antidopage lorsqu’elle se trouvait au Maroc fin mars. Peu de temps après, le journaliste Patrick Montel s’était attiré les foudres de nombreux sportifs et sportives en déclarant : « L’athlète est pris dans un engrenage parce que le dopage fait partie inhérente du système. Tout le monde a intérêt à ce que l’athlète se dope.»

Pour Mélina Robert-Michon, c’était le bon moment de réagir : « Face au dopage, on se sent impuissant. On ne fait que subir la triche de certains et le doute sur nos performances. Il fallait faire quelque chose. C’est un ras-le-bol. A partir du moment où je n’ai rien à cacher, s’il faut en passer par là, je suis prête à sacrifier des libertés.»

La lanceuse de disque de trente-neuf ans souhaite démontrer que le métier d’athlète de haut niveau est suffisamment compliqué avec les entraînements et la pression subie, pour qu’on y rajoute en plus autant de suspicions.


Photo à la Une : (@Kaai Pfaffenbach)

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