FootballFootball : Coupe du Monde 2019

Les Bleues à l’aube d’une nouvelle aventure

L’équipe de France s’apprête à défier le Brésil, ce dimanche soir (21h), en huitièmes de finale de la Coupe du monde, sa compétition, qu’elle entend remporter, à la maison. Le début d’une nouvelle aventure, d’une première escale, face à un adversaire coriace, après une phase de poules maîtrisée, mais finalement pas flamboyante.

C’est un mythe. Quoi qu’il se dise. Une affiche de rêve. Une duel de prestige. Une rencontre pas comme les autres, face au Brésil. Trois matchs et trois victoires plus tard, voilà les Bleues au pied d’une deuxième montagne, celle des phases finales et ses sommets acérés. Le premier s’annonce, déjà, ce dimanche soir, au Stade Océane du Havre. Pour un choc unique ? Pas pour Corinne Diacre, qui a affirmé samedi en conférence de presse qu’il n’y avait « pas d’excitation particulière » à retrouver la Seleção.

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Mais pour le public, la donne est différente. Un France-Brésil, reste toujours particulier, poignant, alléchant, tout simplement différent. Une rivalité historique entre les deux nations, amorcés par les masculins et qui pourrait bien perdurer dans le temps et l’histoire de ce sport grâce aux féminines, désormais érigées au rang de stars, en pleine lumière, comme en atteste ce chiffre, douze millions, soit le nombre de téléspectateurs attendus devant leur petit écran pour soutenir les Bleues, ce dimanche soir.

Marta, une reine à détrôner

Car du spectacle, ce France-Brésil en promet. Beaucoup. À commencer par elle. Marta. Première véritable reine du football, star planétaire et désormais meilleure buteuse de l’histoire de la Coupe du monde, avec dix-sept réalisations inscrits dans la compétition. Un mythe, là aussi. Une légende, que les Bleues d’Amandine Henry devront contrer. Mais le Brésil ne s’arrête pas là. Le Brésil, c’est aussi la Parisienne Formiga, modèle unique de longévité, sa coéquipière au Paris Saint-Germain, Christiane, buteuse hors-paire, mais aussi la provocante Madrilène Ludmila et ses crochets déroutants. Une force de frappe impressionnante, qui contraste avec une défense timide, fébrile, qui pourrait profiter à l’équipe de France.

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Face au Brésil, si le quatuor Majri-Renard-Mbock-Torrent, accompagné de Bouhaddi, devra se montrer costaud et performant derrière, la clé pourrait bien se situer devant, où les attaquantes françaises seront attendus au tournant. Eugénie Le Sommer, bien-sûr, mais aussi Kadidiatou Diani, Valérie Gauvin et… peut-être Viviane Asseyi. Performante face au Nigéria, méritante aussi, l’attaquante des Girondins de Bordeaux pourrait remplacer numériquement Gaëtane Thiney, peu en vue lors des phases de poules, et apporter sa vitesse et ses provocations balle aux pieds sur son côté gauche. De la vitesse, dans tous les cas, il en faudra, pour déstabiliser cette défense brésilienne et se mettre à l’abri d’entrée, composter son billet pour les quarts et se tourner doucement vers ce choc, que tout un pays attend, vendredi prochain, au Parc des Princes, face aux États-Unis.

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Comme le nombre de défaites de la France face au Brésil (3 victoires, 5 nuls). Invaincues face à la Seleção, les Bleues partent logiquement avec une longueur d’avance et un statut de favorites à assumer.


Photo à la Une : (@FIFA)

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