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Camille Prigent, la nouvelle pépite du kayak tricolore mondial

À 21 ans, Camille Prigent a déjà remporté de nombreuses médailles au niveau mondial. La kayakiste bretonne a accepté de se confier pour Le Sport au Féminin. Extraits.

Vous avez été récemment championne d’Europe de K1 en slalom par équipes. Pouvez-vous nous raconter cette course ?

J’avais eu une journée difficile la veille car je n’ai pas réussi à faire ce que je voulais en individuel donc j’avais vraiment à cœur de bien faire sur cette course par équipes. Avec mes coéquipières, on a déjà remporté le titre aux Championnats du Monde à Rio en septembre donc on a voulu mettre en place la même stratégie et la course s’est super bien passée. Tous nos croisements étaient bons. On était super contente de cette performance.

Gagner par équipes, est-ce encore plus fort émotionnellement que de gagner seul ?

C’est différent car on ne prépare pas ces courses autant que les courses individuelles mais c’est vraiment super de partager la victoire avec ses coéquipières. Et c’est assez motivant au départ d’être à trois et de se soutenir !

Vous faites partie d’une famille de champions de kayak, est-ce que cela vous met une pression supplémentaire ?

Non, pas vraiment, c’est plutôt un avantage selon moi. Mes parents nous ont toujours emmenés sur les grands championnats de kayak quand on était petits puis en stage sur les différents bassins d’Europe quand on a commencé à aimer le kayak. Ma famille me soutient toujours et mes parents sont souvent là sur mes compétitions importantes pour m’encourager et me donner les bons conseils.

Après avoir remporté une médaille d’or lors des JO de la jeunesse en 2014, pensez-vous à la victoire finale aux JO de Tokyo en 2020 ?

Déjà il faudrait que je décroche mon ticket… il y a une seule place par catégorie et par pays donc c’est très difficile de se qualifier. Je dois pour l’instant me concentrer sur les championnats du Monde à Seu, en Espagne, qui auront lieu en septembre et où l’on pourra décrocher les quotas pour les JO pour la France. C’est vraiment un rêve pour moi de décrocher une médaille aux Jeux Olympiques mais je pense qu’il faut passer les étapes dans l’ordre, pour l’instant je me concentre sur les courses qui comptent pour la sélection.

À seulement 21 ans, vous êtes déjà championne du monde (en moins de 23 ans). Est-ce que tout ne va pas un peu trop vite ?

Non, car je pense qu’il ne faut pas se mettre de limites. Lors de toutes mes compétitions en senior, il y a des filles qui ont 10 ou même 15 ans de plus que moi, mais je ne me suis jamais dit que j’étais trop jeune pour aller chercher des finales ou des médailles. En kayak, on n’est pas professionnel donc ça ne change vraiment rien à ma vie de tous les jours de gagner les championnats du monde ou non. Je me place des objectifs qui évoluent au fil des années et c’est super de les atteindre, mais on n’est pas au foot, on ne gagne pas un centime avec de bons résultats en kayak ! C’est vraiment le plaisir d’être sur l’eau, de s’entraîner et de prendre des départs de compétition qui me plaît.

Photo à la Une : (@TF)

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