FootballFootball : Coupe du Monde 2019

Vendredi ou les rêves brisés

Grâce à un doublé de sa capitaine, Megan Rapinoe, les États-Unis ont rejoint le dernier carré, en écartant l’équipe de France (2-1), ce vendredi soir au Parc des Princes. Une terrible désillusion pour les Bleues, qui voient leur Coupe du monde s’arrêter brusquement, dès les quarts de finale.

Des larmes, de la détresse, des accolades de réconfort. Et ce sentiment de gâchis, cette désillusion, cette peine à s’en remettre, à accepter ce destin. Alors que les Bleues rêvaient d’un premier sacre mondial, alors que tout un pays s’étaient pris d’affection pour cette équipe, cette bande de copines, le rêve s’est brisé, brusquement. Vendredi soir, le Parc des Princes s’est éteint, peu avant 23 heures, au moment du coup de sifflet final. Au moment de se dire que l’aventure s’arrête ici, déjà, en quarts de finale, face à ce rival, cette escouade, désignée meilleure de la planète, que les Bleues avaient battues en janvier dernier, mais qu’elles n’ont pas réussi à dompter, cette fois.

Wendie Renard redonne l’espoir… En vain

Dès la cinquième minute, Megan Rapinoe a donné un grand coup sur la tête des filles de Corinne Diacre, en signant son quatrième but dans la compétition, d’un coup franc frappé à ras de terre qui est passé entre les jambes de Griedge Mbock avant de tromper la vigilance de Sarah Bouhaddi (1-0, 5′). Un premier signe, un premier accroc, que l’équipe de France a essayé d’effacer, sans se procurer la moindre occasion franche. Au retour des vestiaires, ce sont mêmes les Américaines qui sont passées tout proche de faire le break, sur une double d’occasion de Sam Mewis et de Tobin Heath, qui ont successivement mis Sarah Bouhaddi à rude épreuve. Un réconfort de courte durée, puisque quelques minutes plus tard, l’inévitable Megan Rapinoe a doublé la mise en reprenant parfaitement du droit dans la surface de réparation une action orchestrée par Tobin Heath (2-0, 65′).

Alors que les Bleues s’étaient réveillées, les Bleues ont finalement craqué. Et si Wendie Renard a redonné espoir à tout un peuple en réduisant le score d’une tête rageuse en fin de rencontre (2-1, 81′), les coéquipières d’Amandine Henry n’ont jamais été en mesure d’égaliser et d’inverser le cours d’un match maîtrisé par des Américaines lancées sur la voie royale d’un deuxième sacré consécutif, quatre ans après avoir soulevé la Coupe du monde. L’aventure des Bleues, elles, s’arrêtent là. La nuit sera longue. Les prochains jours aussi.


Photo à la Une : (@FIFA)

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