Athlétisme

Zoom sur Marie-José Pérec, la Gazelle qui volait sur la piste

Retour sur les figures emblématiques qui ont marqué l’histoire du sport féminin français. Aujourd’hui, focus sur Marie-José Pérec, l’une des plus grandes athlètes françaises de tous les temps.

Marie-José Pérec est née le 9 mai 1968 à Basse-Terre, en Guadeloupe. Peu adepte de sport durant sa jeunesse, elle finit par faire de l’athlétisme à la demande de sa professeur, à l’âge de quinze ans. Cette initiation est une réussite et elle intègre l’INSEP en 1985. Mais quelques semaines plus tard, les relations se compliquent avec Fernand Urtebise, qui souhaite qu’elle court le 200 mètres, alors que la Tricolore veut faire du 400 mètres. Elle choisit alors d’arrêter l’athlétisme avant de revenir sur sa décision deux ans plus tard. Le début de la réussite.

Des succès à la pelle

Marie-José Pérec remporte alors son premier titre en 1988 durant le championnat de France de 400 mètres. C’est le début du succès pour l’athlète surnommée La Gazelle, en raison de sa grande pointe de vitesse. Elle crève l’écran en 1991 lors des championnats du monde de Tokyo où elle remporte le 400 mètres avec près de trois dixièmes d’avance. L’année suivante, la Française décroche l’or aux JO de Barcelone. Après ce titre, elle ne s’arrête plus de gagner et réalise le triplé aux 400 mètres du championnat d’Europe, championnat du monde et Jeux Olympiques en 1994, 1995 et 1996. Lors des JO 1996, à Atlanta, la Tricolore réalise même le doublé, 200 mètres et 400 mètres. Une carrière couronnée de succès, qui s’achève avec huit médailles internationales.

Marie-José Pérec aux Jeux Olympiques 1996

Une carrière et après-carrière riches en distinctions

Ses excellents résultats font de la Guadeloupéenne une star française et internationale. Surnommée La Divine, elle est élue sportive de l’année par le journal L’Équipe en 1992 et 1996, puis athlète féminine lors des ESPN Awards l’année suivante. En 1996, elle est également couronnée chevalière de la Légion d’Honneur puis promue au grade d’officière en 2013. La même année, elle est intronisée au Panthéon de l’Athlétisme. Plus de vingt ans après son dernier titre olympique, sa carrière est indélébile, gravé dans le marbre et les mémoires. Aujourd’hui, la coureuse est toujours considérée comme la meilleure athlète française de l’histoire et l’une des meilleures mondiales.


Photo à la Une : (@AFP|Bernard Poirette)

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