Volley-BallVolley-Ball : Equipe de France

Juliette Fidon : « On veut être capable d’embêter un peu tout le monde… »

Après un premier stage du côté de Dinard, l’équipe de France féminine entame cette semaine une nouvelle phase de travail, à Belfort. De quoi bien se préparer, à l’approche de l’EuroVolley, qui se tiendra à la fin du mois d’août. La Fédération Française de Volley-Ball a fait le point avec Juliette Fidon. Extraits.

Juliette, vous avez eu quelques jours de repos avant ce nouveau stage à Belfort, qui débute ce mardi. On suppose que ça fait du bien…


Oui, c’est clair. On sortait d’une bonne période de travail de deux semaines et demi, sur Dinard. On a bien travaillé, ça faisait du bien de se relâcher un petit peu, de se vider la tête, de changer d’air.

L’été international avait commencé par la Golden League européenne, où le staff avait beaucoup fait tourner l’effectif. Quel bilan tirez-vous ?


Malgré les défaites, et la seule victoire qu’on a eue, il faut essayer de garder le positif. Dans tous les matchs, il y a eu un peu de positif, avec à chaque fois un collectif différent. C’était aussi l’opportunité pour certaines filles d’avoir du temps de jeu au niveau international. Ça donne de l’expérience. Il faut retenir tout cela, retenir la belle victoire contre la Croatie. Et maintenant, on est entré dans une deuxième phase de la préparation, avec tout le monde en même temps. On n’a plus besoin de se réadapter à chaque changement de groupe.

Ensuite le stage à Dinard a été plutôt rude, avec une bonne dose de préparation physique…


Ce n’est pas que ça a été rude mais on a fait de bonnes séances de travail, oui. Les conditions étaient bonnes, avec beaucoup d’entraîneurs à nos côtés. Ce n’est pas que ça a été dur ou pas dur, certaines séances ont été plus difficiles que d’autres, c’est sûr. Il y a eu des séances physiques sérieuses. On a bien travaillé !

Et vous avez joué deux matchs amicaux contre le Portugal.


Qui se sont plutôt bien déroulés. Il y a eu une victoire très nette (4-0), puis un match nul (2-2). Il y a eu des choses positives, des rotations. Le contexte était pourtant difficile, il faisait une chaleur extrême dans la salle, mais personne ne s’en est servi comme d’une excuse. On a avancé comme on pouvait, avec la forme du jour, en tant qu’équipe. Et ça c’était intéressant.

Place maintenant au stage de Belfort, avec encore plusieurs matchs amicaux au programme, notamment dès jeudi contre la Suède.


On attaque vraiment la dernière ligne droite. Maintenant, on ne va plus rentrer à la maison pendant un mois. Là, on y est. C’est la dernière ligne droite avant le championnat d’Europe. Il va falloir régler certaines choses, se servir des matchs amicaux qu’on va avoir, être sérieuses dans la préparation. C’est intéressant, et excitant surtout.

L’été dernier avait été très bon, avec la qualification décrochée pour l’EuroVolley. Est-ce que le groupe a progressé ?


Il y a quand même eu quelques changements par rapport à l’été dernier. Après, on s’est dit que l’été dernier on avait fait le travail, on avait fait ce qu’il fallait faire. Mais quand on va se comparer aux autres équipes qui se sont qualifiées pour le championnat d’Europe, tout le monde a fait le travail. Il n’y a rien d’acquis. C’est une nouvelle étape ! Avec un niveau de jeu qui va être encore plus élevé. Ça va être intéressant, ça va nous faire beaucoup d’expérience. On est dans l’optique de faire du mieux qu’on peut. On travaille dans ce but-là, pour progresser en tant qu’équipe, pour mettre en place des systèmes, des automatismes. On veut devenir une équipe chiante à jouer, capable d’embêter un peu tout le monde…

L’EuroVolley vous paraît encore loin ou c’est déjà demain ?


J’avais l’impression que c’était loin, mais quand on regarde le planning, ça va très vite arriver. C’est dans un peu moins d’un mois (à partir du 23 août en Turquie, ndlr). Entre temps, il va se passer pas mal de choses, entre les matchs amicaux, de bonnes séances d’entraînement. J’aime bien prendre jour après jour, même si on a tous l’objectif en tête. On sait où l’on va. On veut avancer en tant qu’équipe.

Un petit mot pour finir sur votre situation en club. Expliquez-nous votre choix de rejoindre le championnat polonais la saison prochaine ?


Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire ça. J’avais déjà eu une expérience à l’étranger, aux Etats-Unis, en partant directement après le Bac. C’était une très bonne expérience, même si elle ne m’avait pas donné envie de rester plus d’un an. Maintenant, je sais que pour jouer au très haut niveau, il faut partir à l’étranger. C’était dans mes plans. Cette dernière année m’a vraiment décidée à partir, et à voir autre chose. Je suis très contente.

Vous allez retrouver Julie Oliveira-Souza…


Je signe avec Julie, je signe aussi avec une Grecque avec qui j’ai déjà joué (Olga Strantzali, ndlr). J’ai eu de très bons échos sur le coach italien, Alessandro Chiappini. Je pense que je vais beaucoup apprendre.


Photo à la Une : (@DR)


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Romain Boisaubert

Romain est l'un des fondateurs du site, directeur de la rédaction et de la publication. Bercé par les exploits sportifs depuis son enfance, Romain s'est naturellement tourné vers le journalisme. Passé par l'Espagne et par les rédactions du Figaro et de Nice-Matin, ce Niçois de vingt-quatre ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en imaginant officiellement "Le Sport au Féminin" le 25 février dernier.

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