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EuroVolley 2019 : « Un beau test » pour Christina Bauer, capitaine des Bleues

À quelques jours de se rendre à Ankara pour disputer l’EuroVolley Féminin 2019, la centrale et capitaine des Bleues Christina Bauer s’est longuement confiée sur le site de la Fédération Française de Volley-Ball.

Un groupe jeune, de l’expérience à acquérir, et un groupe à bâtir. L’équipe de France de Volley part en mission à Ankara. Si les sommets semblent inatteignables, les Bleues ont d’autres objectifs en tête. La plus expérimentée des tricolores, Christina Bauer (31 ans) ne se met pas de pression. Le premier match face à la Bulgarie définira les attentes des Bleues pour cet EuroVolley en Turquie.

Comment as-tu vécu la préparation de cet EuroVolley ?

Je suis arrivée en juillet pour attaquer cette préparation qui s’est très bien passée. Nous avons joué beaucoup de matchs amicaux, en remportant notamment la Savaria Cup, c’est le premier tournoi que je remportais avec l’équipe de France, c’était chouette de s’imposer sur ce tournoi amical. Je pense que nous avons bien travaillé, maintenant, le meilleur est à venir.

As-tu le sentiment que depuis l’année dernière et l’arrivée d’Emile Rousseaux au poste de sélectionneur, l’équipe de France a beaucoup progressé ?

Oui, forcément, parce que nous avons disputé différentes compétitions et que les joueuses ont plus joué la saison dernière en club, donc ont individuellement progressé techniquement. Maintenant, certaines dans le groupe sont très jeunes, elles ont 17-18 ans, donc elles ont encore une marge de progression très importante, Emile fait d’ailleurs beaucoup de technique individuelle à l’entraînement, ça permet à tout le monde, y compris à moi en tant que centrale, de travailler divers aspects du jeu, comme la défense ou tout simplement le contrôle de balle. Et collectivement, l’été que nous avons passé ensemble nous a permis de bien travailler, on sent qu’on avance, on a pu le voir lors des matchs que nous avons gagnés contre des équipes comme la Hongrie, la Slovénie. Plein de choses sont en route, maintenant, on sait qu’on s’attaque à beaucoup plus fort au Championnat d’Europe qui sera un beau test, on verra sur le premier match contre la Bulgarie comment ça va se passer.

Vous avez remporté dix des douze matchs de préparation que vous avez joués (pour une défaite et un nul), cela donne-t-il de la confiance ?

Oui, ça donne forcément un peu de confiance par rapport aux résultats qui avaient été les nôtres lors des années précédentes. C’est en plus toujours plus simple de s’entraîner quand on gagne des matchs. Maintenant, on est lucides, on sait que les équipes que nous avons affrontées ne seront pas celles que nous allons jouer au Championnat d’Europe, le niveau sera plus élevé, même si la formule a changé avec 24 équipes, ce qui rend la compétition un peu plus ouverte et accessible. Dans notre groupe, nous avons des équipes très fortes comme la Serbie championne du monde, cela fait très longtemps que nous n’avons pas joué contre des équipes de ce niveau. J’ai le souvenir au début des années 2010 qu’on jouait contre des équipes de ce calibre, ces dernières années, on n’a pas vraiment eu cette opportunité, ces matchs vont nous permettre de nous jauger au niveau européen.

Es-tu impatiente justement de te frotter à nouveau à ce haut niveau international en sélection ?

Oui, je suis contente de rejouer des matchs contre des nations comme la Serbie ou la Turquie, j’ai en plus quelques copines qui évoluent dans ces équipes. C’est vrai qu’on n’a pas eu la chance de jouer contre elles ces derniers temps, parce que le top niveau est de plus en plus fermé, avec des qualifications aux Jeux Olympiques qui, auparavant, étaient ouvertes à tout le monde et sont aujourd’hui réservées aux meilleures nations, même chose pour la VNL qui est plus fermée, on n’a donc plus tellement l’occasion de se frotter à ce niveau.

Quel objectif vous fixez-vous sur cet EuroVolley ?

Cela fait depuis 2013 que l’équipe de France n’a plus joué de Championnat d’Europe, donc pour beaucoup de filles (11 sur les 14), c’est une première, l’objectif est avant tout de montrer les progrès qu’on a pu faire ces derniers temps. Il n’y a pas forcément d’objectif de résultats clairement affiché, si ce n’est celui de désormais se qualifier à chaque fois pour le Championnat d’Europe pour jouer le plus souvent possible contre les meilleures équipes et continuer à progresser. Maintenant, toutes les équipes veulent gagner le plus de matchs possible et aller le plus loin dans la compétition, c’est aussi notre cas. On a un premier match vendredi contre la Bulgarie, une équipe que nous n’avons pas affrontée depuis longtemps, c’est difficile de savoir à quel niveau on aura à faire, même si on sait qu’elles ont une très bonne attaquante, Vatsileva, qui a joué dans les meilleurs clubs en Europe, on verra quel jeu on va réussir à produire contre une équipe comme ça. On se jette un peu dans l’inconnu, mais on aura à cœur de montrer le meilleur visage possible.

Vous n’êtes que trois à avoir déjà joué un Championnat d’Europe, Mallory (Caleyron), Alexandra (Dascalu) et toi, est-ce un handicap, ou, au contraire, un avantage de se présenter avec une équipe jeune donc insouciante ?

Le groupe est effectivement jeune, c’est une volonté de la fédération, il faut de toute façon que toutes connaissent une première fois, ce qui avait été mon cas en 2007 pour mon premier Championnat d’Europe où j’avais côtoyé des joueuses comme Vica (Victoria Ravva) qui avait l’âge que j’ai aujourd’hui. C’est une première pour beaucoup, en espérant qu’il y en aura d’autres derrière. Après, je ne sais pas si c’est un avantage ou un désavantage, la priorité est que ce groupe continue à grandir ensemble.

Si tu te retournes sur tes expériences passées de Championnat d’Europe, qu’en gardes-tu ?

J’en ai disputé quatre, le premier, donc en 2007, j’étais alors la plus jeune de l’équipe, j’avais 19 ans, ça reste forcément un bon souvenir. Tout comme 2013 où on atteint les quarts de finale, on bat la République tchèque en match de barrage puis on accroche la Belgique en quarts, on n’avait pas été loin de passer en demi-finale. Les autres resteront de moins bons souvenirs, puisqu’en 2011, j’étais blessée, je n’avais pas beaucoup joué, et 2009, on avait perdu trois matchs et on était rentrées à la maison.

Tu as beaucoup d’expérience du haut niveau, essaies-tu de parler aux jeunes de façon à leur enlever un peu de pression ?

Je ne sens pas de pression de notre côté, parce que, Emile a aussi communiqué sur le sujet, nous n’avons pas vraiment de pression de résultats. Après, il y aura forcément un peu d’agitation avant le premier match, parce que c’est la première grande compétition internationale de la plupart des joueuses, on va jouer dans une très grande salle, mais il ne faudra pas se mettre de pression, on sait que nous ne sommes pas favorites de la poule, il faut surtout profiter de l’opportunité de se confronter à certaines des meilleures joueuses du monde.

Interview réalisée par FFVolley


Photo à la Une : (@FranceOlympique)


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Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'année. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de discipline qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les évènements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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