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Claire Arnoux (beIN Sports) : « Les icônes féminines fascinent le grand public »

Présentatrice sur beIN Sports depuis cinq ans, Claire Arnoux anime les émissions Salon VIP (samedi et dimanche, 13h30) et Tribune Sports (dimanche, 19h). Pour Le Sport au Féminin, la journaliste s’est confiée sur la médiatisation du sport féminin en France, tout en évoquant ses émissions, qui cette année encore, ne manquent pas de mettre en avant les performances de nos sportives.

Suiveuse attentive du football féminin depuis quelques années, Claire Arnoux nous apporte son regard sur la féminisation du sport. Extraits.

Claire, que vous inspire le sport féminin ?

De l’admiration. Beaucoup. Nous sortons d’une Coupe du monde de football magnifique, malgré le triste dénouement pour l’équipe de France (défaite en quart de finale face aux États-Unis 2-1). Je pense aussi à Clarisse Agbegnenou, qui nous fait vivre des émotions extraordinaires, et le judo dans son ensemble, avec Audrey Tcheuméo et Automne Pavia. Le tennis, également. Personnellement, je suis une grande fan de Serena Williams, pour ce qu’elle fait pour sa discipline et ce qu’elle véhicule à l’extérieur. Je suis également impressionnée par les performances de Simone Biles. Ce qu’elle réalise est juste dingue. Elle est pétillante, comme la jeune gymnaste américaine, Katelyn Ohashi. J’aime beaucoup regarder ses vidéos.

Pensez-vous que la dernière Coupe du monde de football a définitivement changé les mentalités ?

Je pense sincèrement que la Coupe du monde a permis de changer les mentalités. Il y a eu un énorme buzz autour de l’événement. Les spectateurs se sont régalés, devant de superbes affiches. Le football féminin est de plus en plus médiatisé. On peut encore mieux faire, mais c’est un bon début. Le rugby féminin mériterait lui aussi d’être plus à l’affiche médiatiquement. Il faut poursuivre les efforts. Mais la médiatisation du sport féminin en France est en réelle progression.

Le sport féminin a encore beaucoup de chemin à parcourir, notamment au niveau des droits TV. L’exemple du championnat de France de handball, qui a tardé a retrouver un diffuseur, en est le meilleur exemple…

Sur beIN Sports, de nombreuses compétitions féminines sont diffusées. Nous avons de la Ligue des champions en handball, avec Metz et Brest, de la natation, de la WTA, Fed Cup, mais aussi du football avec le Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Il ne faut pas oublier non plus la WNBA. Je pense que tout le monde commence à jouer le jeu.

Dans vos émissions, ressentez-vous un intérêt grandissant pour le sport féminin ?

Absolument. Depuis le début de la saison, sur Salon VIP, de plus en plus de sportives féminines sont présentes. Les icônes féminines fascinent le grand public. Je pense notamment à Serena Williams. Dans son ensemble, le tennis féminin est énormément suivi. Le judo, la natation, aussi, trouvent leur public. Je trouve qu’il y a de plus en plus d’idoles féminines auxquelles les gens s’identifient.

La part des invités est la même entre sportifs et sportives ?

Dans Tribune Sports, nous essayons de plus en plus d’inviter des sportives, même s’il faut jongler avec les impératifs des agendas. Dimanche, nous allons accueillir l’attaquante du Paris Saint-Germain, Nadia Nadim. Wendie Renard devrait également venir d’ici quelques semaines. Nous essayons le plus possible de mettre en avant les belles performances des sportives.

Quelles seraient vos pistes pour accroître l’intérêt et la médiatisation du sport féminin en France ?

En tant que téléspectatrice, ce que je préfère, c’est apprendre à bien connaître une sportive. Il faudrait que les clubs et les fédérations nous permettent à nous, les médias, de pouvoir les rencontrer plus facilement. C’est important pour l’image. Les gens se passionnent pour les histoires.


Photo à la Une : (@PANORAMIC)

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Romain Boisaubert

Romain est l'un des fondateurs du site, directeur de la rédaction et de la publication. Bercé par les exploits sportifs depuis son enfance, Romain s'est naturellement tourné vers le journalisme. Passé par l'Espagne et par les rédactions du Figaro et de Nice-Matin, ce Niçois de vingt-quatre ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en imaginant officiellement "Le Sport au Féminin" le 25 février dernier.

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