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D1 Arkema : 4 questions à … Amandine Miquel (Stade de Reims)

Amandine Miquel, l’entraîneure du Stade de Reims depuis près de trois ans, a pris le soin de se confier pour Le Sport au Féminin. Le début de saison, les ambitions, sa philosophie et son regard sur la progression du club, la tacticienne nous dit tout. Extraits.

A la tête du Stade de Reims depuis janvier 2017, Amandine Miquel est devenue l’un des symboles du renouveau et du regain de forme du club rémois. Récompensée en mai 2019 avec le pris « Coup du coach » à l’issue d’une saison tonitruante en D2F, ponctuée par un titre de championne de France, l’ex joueuse de Chelsea s’est confiée pour Le Sport au Féminin. Entretien exclusif avec un entraîneure au discours toujours positif, qui prône le jeu offensif et le dépassement de soi.

Quel est votre regard sur le début de saison du club ?

On fait un début de saison moyen, ni exceptionnel, ni mauvais. On est encore dans les clous. On ne s’affole pas. Il y a eu de bonnes choses, d’autres à rectifier, mais on est plus ou moins dans nos objectifs en terme de points. On sait qu’il faut viser les 20 points mais le chemin est encore long.

Quelles sont les ambitions pour cette saison ?

On vise le maintien avant tout. Si c’est un peu plus haut tant mieux, mais on sera très contentes si on finit dixièmes !

Vous semblez toujours avoir un discours positif envers vos joueuses ..

C’est important d’être toujours positive. On est a mi-chemin en terme de professionnalisation. Beaucoup de nos joueuses travaillent encore, d’autres vont encore en cours. Il faut que cela reste un jeu, même si on est en D1 il ne faut pas oublier la notion de plaisir. Evidemment que l’idée c’est d’avoir de bons résultats, mais au final il faut toujours se faire plaisir. En tant qu’ancienne joueuse, je prenais souvent plaisir à attaquer. Je ne dis pas qu’il ne faut pas défendre mais bon ! (rires).

Il faut se libérer et se faire plaisir, et cela se passe souvent lorsque l’on va de l’avant, que l’on marque des buts etc .. A l’heure actuelle dans le sport de haut niveau, une grosse partie se joue sur le mental. L’envie collective, de dépassement de soi, la détermination, priment souvent sur les talents individuels. Il en faut toujours mais on se base plus sur ces notions là. On préfère toujours aller chercher des victoires plutôt que de se dire «il ne faut pas perdre».

Comment jugez-vous la progression du club ces dernières saisons ?

On a une progression assez régulière, sans faire d’excès, un peu à l’image de la section masculine. On reste prudent en utilisant les valeurs sûres du club. On essaie de ne pas tout bouleverser dès qu’il y a une petite crise de forme. On fait confiance aux gens qui sont là depuis le début. Une grande partie des joueuses sont là depuis longtemps. On rajoute quelques éléments par saison sans être excessifs. Les joueuses se sentent concernées et sont investies dans le projet, certaines sont la depuis la DH. Il y a une sorte de fierté. Quand on là depuis un moment, on a d’autant plus envie de pérenniser le club et l’équipe. On est plus humble.

Sur le long terme, on souhaite ramener le club au top niveau, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Aujourd’hui on va être un peu limité par les finances. Il y a peu de chances que l’on se retrouve avec le budget du PSG dans cinq ans ! Tout peut arriver mais je ne vois pas le président Monsieur Caillot vendre son club ! Avec nos moyens on montre que l’on est capable de faire de belles choses. Tout ne se joue pas sur l’argent et d’autres valeurs peuvent faire que l’on peut obtenir de bons résultats. C’est une très belle image pour le sport.

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Photo à la Une : (@StadedeReims)


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Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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