BasketBasket : LFB

Lidija Turcinovic (LDLC ASVEL Féminin) : « On peut réaliser de grandes choses avec cette équipe »

De retour à la compétition après une année blanche, la joueuse de 25 ans s’est largement confiée sur son début de saison et celui de son club, le LDLC ASVEL Féminin. Entretien.

Arrivée à Lyon au printemps 2018, Lidija Turcinovic n’a pas foulé les parquets la saison passée après une intervention chirurgicale sur les ligaments de son genou. De retour après plus d’un an sans jouer, l’arrière franco-serbe reprend goût à la compétition et se distingue sur le temps de jeu qui lui est alloué. Pour Le Sport au Féminin, la joueuse formée à l’INSEP est revenue sur le début de saison du LDLC ASVEL Féminin.

Comment vous sentez vous cette saison après une année blanche ?

Je me sens de mieux en mieux. Je suis vraiment contente d’avoir retrouvé les parquets. L’année dernière, c’était assez long. Quand on est dans cette situation (opération du genou), on fait le maximum pour revenir en bonne forme. Je suis très contente d’être de retour et je trouve que mon début de saison est plutôt bon. 

Que fais-t-on quand on vit une saison blanche ? 

La rééducation m’a pris pas mal de temps. Le week-end ou lors des déplacements de l’équipe, j’étais chez moi ou en famille. Cette période m’a permis de me remettre en question sur différents aspects de mon jeu. J’ai su en profiter. Je me sens plus sereine aujourd’hui. Le shoot est une chose que l’on peut travailler. 

Vous avez pris part à quatre rencontres de LFB avec des statistiques plutôt intéressantes. Satisfaite de ce retour à la compétition ? 

Oui, car la route a été longue. À mon arrivée à l’ASVEL l’année dernière, l’objectif était de progresser afin d’être prête cette saison avec l’Euroligue. Malgré mon année blanche, ma saison commence très bien. Mes stats sont plutôt intéressantes avec un temps de jeu restreint. Mais c’est aussi ça une grande équipe. Il faut faire du bon boulot en peu de temps. On est beaucoup à jouer, il y a de nombreuses rotations. 

De la performance en peu de temps de jeu, c’est la demande du coach ? 

Je pense. Je ne sais pas ce qu’il y a dans la tête de Valéry Demory. Ce qu’il préfère, c’est faire tourner, que tout le monde puisse jouer sans être fatigué. Et bien sur pour nous, c’est d’être performante sur un petit temps de jeu. Ce n’est pas évident mais c’est comme cela que l’on peut gagner des titres. On accepte notre rôle. Mais jouer beaucoup ne sert à rien si on termine cramée en fin de saison sur des rencontres décisives. 

Comment vous jugez le début de saison du club ? La défaite à Montpellier laisse-t-elle des regrets ?

On aurait toute aimé le gagner ce match. Après, on va jouer Montpellier tellement de fois qu’on aura le temps de prendre notre revanche. C’est sur que c’est important de gagner le BLMA en saison régulière pour l’avantage du terrain en playoffs, mais on en n’est pas encore là. L’important actuellement, c’est de proposer un bon basket, que tout le monde soit concerné. Perdre à Montpellier, ça arrive. Le plus important, c’est la fin de saison. Mais on va les battre et peut-être bientôt puisqu’on les joue en Euroligue (ndlr : le 27 novembre 20h00 au Palais des Sports de Lattes).

Entre les joueuses historiques du club et les nouvelles recrues, êtes vous en train de trouver une certaine alchimie collective ?

Complètement. On a un bon groupe, avec des filles qui sont tops. Tout le monde s’entend bien. Le groupe vit bien. Je trouve que c’est une base très importante d’un collectif. Et puis sur le terrain, ça se passe super bien. On se partage bien la balle. La mayonnaise prend petit à petit. On n’est peut être pas encore au maximum de nos capacités, mais la saison régulière nous permet de travailler tout ça. Le plus important sera la fin de saison avec les playoffs, la Coupe de France et l’Euroligue. Pour l’instant, on est sur le bon chemin. On peut réaliser de grandes choses avec cette équipe. 

Deux victoires et deux défaites en Euroligue. Pour une découverte, ça se passe globalement bien.

Je pense qu’on a vraiment une carte à jouer en Euroligue. On en est toutes conscientes. On donne tout. On prépare les matchs pour les gagner. Après quatre journées, on a remporté deux matchs. C’est positif. On va essayer de continuer comme ça. Il y a des matchs à prendre. 

Un objectif en particulier sur la scène européenne ? 

Notre objectif, c’est de finir dans le top 8. C’est en tout cas les attentes du coach. De notre côté, on donne tout. Pour la première du club, on aimerait réussir cette performance et marquer encore un peu plus l’histoire. On sait très bien que la route est longue et que les équipes en face veulent la même chose. 

Le club prend-t-il une autre envergure avec l’arrivée de grosses recrues cet été ?

Complètement. Le club change de dimension. Ça fait vraiment plaisir pour le basket français. Chaque année, le LDLC ASVEL Féminin devient un peu plus grand. Et c’est rare de faire les choses aussi vite. En général, les clubs féminins mettent du temps à passer certains caps et à enchaîner d’année en année. On a des objectifs assez élevés. Mais c’est aussi grâce à Tony Parker qui fait les choses bien. On a des partenaires qui suivent, on a le naming du club LDLC. Les gens nous observent, nous regardent, comptent sur nous et ça fait plaisir. 

Est-ce ce projet qui vous a donné envie de rejoindre le Rhône ?

Il y a deux ans quand j’étais encore à Nantes, j’étais en discussion avec le club pour prolonger. Mais le projet sur long terme de l’ASVEL m’a emballé. C’est rare de voir des clubs qui proposent trois à quatre années de contrat. En tant que joueuse, c’est ce que l’on recherche car il y a une stabilité. On peut évoluer sereinement sur quelques années. Le projet sportif et la présence de Tony Parker y sont pour beaucoup. C’est un président qui souhaite faire évoluer le club à moyen ou long terme. C’est important de savoir où l’on va, dans quelle direction, avec une stabilité à la tête du club. Et puis il y a toujours l’envie d’aller plus haut, de gravir les échelons. 


Photo à la Une : (@DR)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'année. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de discipline qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les évènements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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