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Ligue Butagaz Énergie : Le baromètre à mi-saison

Alors que la première moitié du championnat s’est terminée la semaine dernière, c’est le moment de tirer les premières conclusions sur cette saison 2019/2020 en LBE. Belles surprises, déceptions, outsiders … Retrouvez le baromètre à mi-saison.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le championnat de LBE tient jusqu’à présent toutes ses promesses. A mi-parcours, le suspense reste entier à tous les étages et la deuxième partie de saison promet de faire des étincelles. Analyse de cette première partie de saison riche en émotions.

Brest en pôle, Metz n’est plus intouchable

C’est sans aucun doute le fait notable de cette première partie de saison. Metz, quadruple champion de France en titre et favori à sa propre succession en début d’année, n’est plus intouchable. Les Dragonnes se sont fait voler la vedette par Brest, qui a frappé fort en remportant le duel au sommet entre les deux formations le 30 octobre dernier, et qui a confirmé son retour au plus haut niveau après une saison 2018/2019 ratée.

Leader à la trêve, le BBH entend bien mettre un terme à l’hégémonie messine dans l’Hexagone. Plus surprenant, les filles d’Emmanuel Mayonnade ont été tenues en échec face à Bourg-de-Péage, qui a réussit l’exploit lors de la onzième journée de ramener un point des Arènes, où les Messines avaient tout remporté depuis près de sept mois. Après quatre saisons de règne sans partage en LBE, le club lorrain va devoir cravacher pour conserver sa couronne.

Nantes impressionne, Paris 92 en embuscade

Du côté des outsiders, deux équipes se sont montrées très séduisantes jusqu’ici. Nantes tout d’abord, qui pointe à la troisième place avec seulement deux petits points de retard sur le duo de tête. Le bilan pour les Nantaises ? Huit victoires, un match nul et deux défaites (lors des deux premières journées). A mi-parcours, les filles d’Allan Heine Pedersen s’affirment comme l’outsider numéro un pour le titre cette saison. Avec notamment une attaque de folie, les Roses sont parvenues à tenir les Brestoises en échec le 16 octobre dernier, et ont cartonné face à leurs adversaires directs (29-17 face à Nice, 27-21 face à Besançon).

Autre équipe qui a réalisé une très bonne première partie de saison, le Paris 92. L’arrivée de l’emblématique Allison Pineau dans sa ville de coeur a donné du peps au club francilien. Quatrième avec sept victoires et quatre défaites, le club de la capitale a également pu compter sur une dernière rempart étincelante, en la personne de Lucie Satrapova. Meilleure gardienne avec 125 arrêts (38%), la Tchèque a rendu de bons services à son équipe jusqu’ici, et tout porte à croire que cela se prolongera lors de la deuxième moitié du championnat.

Nice et Besançon dans le dur

Si Nantes et le Paris 92 ont convaincu, l’OGC Nice et l’ESBF ont déçu. Après un exercice 2018/2019 exceptionnel, ponctué par une finale de championnat et une qualification historique en Coupe d’Europe, les Aiglonnes ne parviennent plus à enchaîner. Les nombreux départs à l’intersaison ont vraisemblablement pénaliser le club azuréen, qui occupe la septième place du classement avec cinq victoires pour six défaites. Loin, très loin des objectifs du début de saison.

Même son de cloche pour Besançon, qui peine à confirmer la bonne saison dernières où l’ESBF avait terminé cinquième. Le fait de disputer la Coupe d’Europe a sans doute pénalisé les Bisontines, qui ont accumulé les matchs depuis la reprise. Si la place dans le Top 8, synonyme de playoffs, est toujours d’actualité, les filles de Raphaëlle Trevel vont devoir montrer un autre visage pour atteindre leur objectif. Car derrière, Dijon, Bourg-de-Péage, voire Toulon, sont en embuscade.

Zéro pointé pour Merignac

Le retour dans l’élite est loin d’être une partie de plaisir pour Mérignac. Après onze journées, le promu a perdu tous ses matchs et n’a toujours pas débloqué son compteur. Plus d’une décennie d’attente pour les Mérignacaises, qui ont redécouvert les joies de la promotion à l’issue d’une saison 2018/2019 de très grande qualité. Mais les exigences de la LBE sont toutes autres, et rien ne sourit pour l’instant à Marine Desgrolard et ses coéquipières. Mais dans le sport, rien n’est joué à l’avance et le petit poucet n’a pas encore dit son dernier mot. Rappelons que même en cas de dernière place, tout se jouera lors des Playdowns de fin de saison.

Dijon, Bourg-de-Péage, une carte à jouer

Deux équipes qui ont disputé les Playdowns l’an passé. Cette saison, Dijon et Bourg-de-Péage ont clairement une carte à jouer pour décrocher leur place dans le Top 8. Après un début de saison catastrophique, les Artistes se sont ressaisies et ont notamment crée la sensation en s’offrant le scalp de Brest. Dans le sillage d’une Déborah Kpodar étincelante et deuxième meilleure buteuse du championnat, les Dijonnaises entendent bien disputer les Playoffs en fin d’année. Les Péageoises ont également des qualités à faire valoir, à l’image de leur match nul arraché face à Metz et sont prêtes à profiter de la moindre opportunité.


Photo à la Une : (@LBE)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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