Football

Megan Rapinoe félicitée de sa Coupe du monde avec le Ballon d’Or

Déjà vainqueur du trophée The Best fin septembre, Megan Rapinoe continue de remplir son armoire à trophées cette année en remportant son premier Ballon d’Or. Lucy Bronze et Alex Morgan complètent le podium.

Un trophée qui récompense son Mondial

On le sait, en année de Coupe du monde, le vainqueur du Ballon d’Or est bien souvent à aller chercher du côté du vainqueur de la compétition. Et particulièrement, quand au sein de cette équipe, il y a une joueuse qui s’est vraiment démarquée et a su mener son équipe au sommet. Lors du dernier Mondial, cette joueuse, ce fût Megan Rapinoe.

Meilleure buteuse de la compétition, elle avait notamment réussi à inscrire un doublé en quarts contre la France et inscrit le premier but de la finale. C’est donc tout naturellement qu’elle avait été élue meilleure joueuse de la compétition. Auteure peut-être de son meilleur tournoi depuis le début de sa carrière, il apparaissait difficile de voir le Ballon d’Or lui échapper tant Megan Rapinoe a été une figure de proue d’une football féminin ces derniers mois.

Le Ballon d’Or féminin, une récompense politique ?

Performante en sélection, elle s’est également distinguée en dehors des terrains avec des engagements forts en faveur de l’égalité salariale et la défense des injustices. Ses discours prononcés après la Coupe du monde et lors de sa remise du trophée The Best ont fait le tour du monde. À tel point qu’aujourd’hui, le nom de Megan Rapinoe parle à tous, même aux non-amateurs de football. Et c’est peut-être cela qui a aussi permis à la star américaine de repartir avec le précieux trophée ce soir.

En place depuis seulement l’année dernière, le Ballon d’Or féminin, récompense certes les talents sportifs de la lauréate mais à une époque où le football féminin se bat pour être considéré de manière équitable avec le football masculin, il paraît presque indispensable que la gagnante soit également engagée en dehors des terrains. L’année dernière, Ada Hegerberg avait fait un discours puissant à l’attention des petites filles et avait réitéré dans les médias ses rancœurs envers la fédération norvégienne qui ne traitent toujours pas les équipes masculines et féminines de la même manière.

Contrairement au Ballon d’Or masculin, l’aspect politique est donc pour le moment déterminant dans l’obtention du Ballon d’Or féminin. Ce qui pourrait expliquer que malgré une saison en club très succincte de Rapinoe – 6 matchs joués dont seulement 4 en tant que titulaire ! -, elle ait réussi à terminer devant des joueuses comme Lucy Bronze ou Amandine Henry. Auteures d’une saison exceptionnelle en club et d’un Mondial où elles ont su faire briller leur équipe, elles sont peut-être encore trop discrètes en dehors des terrains pour espérer être sacrées.

Megan Rapinoe est donc sacrée 2e Ballon d’Or féminin de l’Histoire. Mais honorer une joueuse en se basant sur sa seule Coupe du monde (certes brillamment réussie), n’est-ce pas un peu dénigrer les championnats de football féminin, qui voient des joueuses briller pendant une saison entière, plutôt que sur quelques semaines d’une seule et même compétition ?


Photo à la Une : (@FIFA)

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