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D1 Arkema : Caroline Pizzala (OM) : « On aura besoin de tout le monde pour se maintenir »

A l’approche du dernier match de l’année civile qui opposera l’Olympique de Marseille aux Girondines de Bordeaux, Caroline Pizzala a pris le soin de se confier pour Le Sport au Féminin. Le bilan à mi-saison, son rôle en tant que capitaine, le soutien du public ou son regard sur le football féminin, la capitaine emblématique du club phocéen nous dit tout.

C’est la capitaine emblématique de l’Olympique de Marseille. Caroline Pizzala, native de la cité phocéenne, dispute cette année sa onzième saison sous les couleurs marseillaises. Formée au club où elle a fait ses débuts en 2001, la défenseure a ensuite passé huit saisons au PSG où elle a accumulé près de 130 matchs dans l’élite. De retour dans son club de coeur depuis 2014, la Tricolore a tout connu avec l’OM. Cette saison, elle est la joueuse d’expérience, la patronne de la défense et le relais entre le coach Christophe Parra et les jeunes joueuses.

De retour en D1 Arkema à l’issue d’une saison 2018/2019 couronnée de succès, les Phocéennes ont pour ambitions de se maintenir dans l’élite, au sein d’un championnat de plus en plus relevé. Onzièmes à mi-saison et à l’approche du match face à Bordeaux, les Marseillaises ont montré de belles choses en terme de jeu, mais devront transformer cela en résultats positifs, afin d’atteindre leurs objectifs.

Quel bilan tirez-vous à mi-saison ?

Le bilan est compliqué, notamment au niveau comptable. On est onzième à l’issue des matchs aller, on n’est pas en bonne posture avant d’entamer la deuxème partie du championnat. On va continuer à travailler et à se battre pour grappiller des places au classement et pouvoir se maintenir en fin de saison. L’objectif est le maintien, on savait que ça allait être compliqué, on fera tout pour l’atteindre.

Qu’est-ce qu’il a manqué à l’OM pour décrocher plus de bons résultats ?

Certainement un peu d’expérience dans une équipe qui est très jeune. On a beaucoup de jeunes joueuses, qui sont en formation, en train de passer le BAC ou en études post BAC. Cette expérience là nous a manqué sur des matchs importants. Le contenu était intéressant mais sur l’intégralité du match c’était plus compliqué. Il faut se servir des bonnes choses qui ont été faites et essayer de bien terminer nos rencontres car la finalité c’est toujours le résultat.

Quel est votre rôle en tant que capitaine ?

J’essaie de faire le lien avec les jeunes joueuses lors des séances d’entraînement et lors des matchs, d’échanger au quotidien avec tout le monde. Les matchs finalisent le travail qui a été effectué lors des entraînements de la semaine. C’est important de bien communiquer la semaine pour être performante le week-end.

Le prochain match face à Bordeaux ?

On joue à domicile donc il faut essayer de gratter des points, face à une équipe qui est supérieur à nous footballistiquement. Elles ont des joueuses internationales d’équipes premières, contrairement à nous qui avons beaucoup de jeunes espoirs. On sait que ça va être compliqué, maintenant on démarre la seconde partie de saison à domicile, si on veut passer des fêtes plus tranquilles, il faudra grappiller des points contre Bordeaux et pourquoi pas une troisième victoire à la maison.

Le soutien grandissant du public

Le public reste le même que lors des saison précédentes, ça reste un public familial. Ce sont souvent nos proches qui viennent nous voir jouer ou des personnes habituées à suivre le football féminin. On a eu énormément de soutien face au PSG, c’était différent et on souhaiterait que ce soit comme ça tous les week-end, mais le contexte était particulier face au rival. Face à Bordeaux je pense que ce sera un contexte plus familial, plus calme. On donne le maximum pour les gens qui viennent nous soutenir. Ce ne sont pas des groupes de supporters donc il font un peu moins de bruit. On sent qu’on joue à la maison, mais l’adversaire ne ressent pas toujours la pression et l’atmosphère qu’il y a d’habitude à Marseille.

Un mot sur le coach Christophe Parra

C’est un passionné. Il essaie de beaucoup transmettre, d’échanger, et s’investit beaucoup au quotidien. Il essaie d’être présent pour les jeunes car ce n’est pas toujours facile pour elles. On est dans une situation compliquée, certaines joueuses disputent leur première année au plus haut niveau donc il tente de réunir tout le monde. Car on aura besoin de tout le monde pour atteindre nos objectifs en fin de saison.

Quel est votre regard sur le développement du football féminin ?

C’est une discipline qui s’est beaucoup développée. Les médias s’y intéressent de plus en plus, ça a été le cas pendant le Mondial en France notamment. Il y a eu beaucoup de médiatisation, avant, pendant et après la compétition. Ca s’est un peu calmé par la suite car les résultats ont été un peu décevants, mais je pense que la donne aurait été différente s’il y avait eu un titre ou une médaille. L’impact aurai été différent, mais médiatiquement il y eu une grande progression. Les clubs se structurent, se professionnalisent, beaucoup de moyens ont été mis en œuvre dans ce sens. Le niveau de la D1 a évolué, l’Olympique Lyonnais est toujours en haut mais Bordeaux et Montpellier s’accrochent, le PSG se rapproche de l’OL et c’est une très bonne chose. Il faut que tous les clubs prennent conscience que des moyens sont nécessaires pour pouvoir rivaliser avec les grandes écuries en France.


Photo à la Une : (@OMFéminines)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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