FootballFootball : D1 Arkema

Eugénie Le Sommer : « Un championnat entièrement professionnel, ça serait top »

Eugénie Le Sommer s’est récemment exprimée sur son souhait de voir la D1 Arkema devenir entièrement professionnel, dans un entretien accordé au magazine « Foot 56 ». Pour l’internationale tricolore, la professionnalisation du championnat de France est une étape indispensable pour continuer à développer le football féminin dans l’Hexagone.

« Le football féminin a beaucoup évolué, il s’est professionnalisé et structuré mais il reste encore beaucoup de chemin à faire, avoir un championnat entièrement professionnel ce serait top. » Tels ont été les mots d’Eugénie Le Sommer cette semaine dans son entretien avec le magazine du Morbihan « Foot56 ». Car si l’Olympique Lyonnais reste incontestablement le meilleur club du monde, au vue de son palmarès avec notamment six Ligues des Champions au compteur, le championnat de France semble prendre un peu de retard sur ses voisins européens, en terme de professionnalisation.

L’Angleterre et l’Espagne comme exemple

Des stades pleins à craquer, une exposition médiatique de plus en plus importante, des partenariats financiers et des salaires qui ne cessent d’augmenter, l’Angleterre et l’Espagne mettent le paquet depuis quelques années pour faire de la FAWSL et de la Primera Iberdrola des championnats entièrement professionnel, à l’image de la Premier League et de la Liga. Récemment, les joueuses du championnat espagnol sont montées au créneau et ont fait valoir leur droit de grève, pour réclamer des salaires plus conséquents. En Angleterre, le football féminin a connu un week-end de folie en novembre dernier, avec des affluences records et des derbys explosifs disputés dans des enceintes mythiques (Liverpool – Everton à Anfield notamment). Tant de signes qui confirment la volonté de professionnaliser les championnats féminins, avec l’ambition de les mettre au même niveau que les divisions masculines.

La D1 Arkema, de moins en moins attractive ?

Kenza Dali, Maeva Clemaron, Léa Le Garrec. Trois internationales tricolores qui ont décidé de rallier la FAWSL et l’Angleterre à l’intersaison. Si les meilleurs éléments de l’équipe de France restent pour l’instant en D1F, à l’image des nombreuses cadres présentes à l’OL (Renard, Henry, Le Sommer) ou au PSG (Diani, Katoto, Geyoro), les clubs de l’élite vont devoir investir et adopter certaines mesures dans le but de conserver leurs meilleurs joueuses et de rester compétitifs sur le long terme. En espérant que les mots de l’attaquante des Fenottes puissent servir de déclic, et pousser d’autres joueuses emblématiques à prendre la parole, pour que dans les années futures, la D1 Arkema devienne un championnat totalement professionnel.


Photo à la Une : (@OLFéminines)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer