FootballFootball : D1 Arkema

Des bancs de la fac aux pelouses de D1 Arkema, portrait d’Angeline Da Costa (ASJ Soyaux)

A seulement 20 ans, Angeline Da Costa comptabilise déjà près de cinquante matchs dans l’élite du football féminin français. Pour sa deuxième saison sous les couleurs de l’ASJ Soyaux, la jeune milieu de terrain compte s’imposer dans l’effectif sojaldicien et continuer sa progression. Portrait.

Vingt-ans à peine, un talent pur et déjà de l’expérience au plus haut niveau. La milieu de terrain de l’ASJ Soyaux Angeline Da Costa, fait partie des pépites de la D1 Arkema. Si la native de Montauban nourrit de grandes ambitions pour la suite de sa carrière, elle se focalise aujourd’hui sur sa progression et compte franchir les étapes les unes après les autres, elle qui partage ses journées entre les entraînements avec le club charentais et ses études en Licence 3 de STAPS. Pour Le Sport au Féminin, la jeune tricolore s’est longuement confiée. Le début de saison du club, ses ambitions, son parcours et son regard sur la D1 Arkema, la numéro 8 de l’ASJ Soyaux nous dit tout.

Le début de saison

On a eu un début de saison un peu irrégulier. On a fait de bonnes performances et on est allé chercher les points que l’on voulait en début de championnat. Depuis quelques temps on a fait quelques faux pas, on est dans une période un petit plus compliquée. On a réussit à bien s’exprimer sur le terrain, à bien construire notre jeu, mais on a eu du mal à trouver les dernières situations pour se créer de vraies occasions. Et quand on les a eu on n’a pas su concrétiser, on a manqué de réalisme et c’est ce qui nous a fait défaut.

Le déplacement à Marseille

Il faut aborder ce match sans pression car ce n’est pas une finalité. Si on regarde sur l’échelle de la saison, c’est un match où on doit prendre des points mais on n’a pas le couteau sous la gorge. Pour autant il faudra aller chercher les trois points et ça nous permettra de distancer Marseille et d’être un petit plus loin de la zone rouge.

Ses objectifs personnels cette saison et sur le long terme

J’aimerais continuer à gagner du temps de jeu et à être le plus souvent titulaire. Au niveau du jeu j’aimerais être de plus en plus régulière au niveau de mes performances.

J’ai pour objectif d’être internationale et de gagner des titres. C’est sur le long terme je suis encore jeune et je me consacre principalement à ma progression, j’ai différentes étapes à franchir pour atteindre ces objectifs. J’ai déjà connu les sélections jeunes en U16 et j’ai ensuite fait des stages avec les U17, U18 et U20.

Ses études

Je suis en Licence 3 de STAPS. Ce n’est pas facile de gérer les deux. On a l’avantage de ne pas être obligée d’aller en cours, on a désormais la possibilité de ne pas s’y rendre physiquement mais ensuite je dois rattraper les cours toute seule. Cette année la vidéoconférence a été mise en place et les cours sont enregistrés sur une plateforme, cela me permet de conserver la qualité des enseignements et de ne pas dépendre des prises de note des autres étudiants. L’emploi du temps est assez chargé, je dois travailler quand les autres joueuses sont en récupération.

Son parcours

Le football est une histoire de famille, j’ai grandi dans une famille de footballeurs car mon frère et mon père le pratiquaient. Naturellement je me suis dirigée vers le foot et c’est d’ailleurs le seul sport que j’ai pratiqué. J’ai démarré à trois ans et demi et j’ai toujours joué avec les garçons. C’était un choix car je me sentais bien et cela me permettait de développer mon intelligence de jeu. En montant dans les catégories d’âge, les garçons se développent énormément au niveau physique, j’ai été obligée de développer mon jeu et mon placement pour compenser cela. Quand j’ai basculé en section féminine j’ai intégré le pôle France football à l’INSEP à 14 ans. J’ai été baignée dans le football à ce moment là. C’était différent pour moi car je ne connaissais pas les joies des victoires, à l’époque où je jouais avec les garçons j’étais à part dans les vestiaires. J’ai pu vivre le foot à temps plein avec les filles. Cela m’a permis de rejoindre la D1 Féminine très jeune, à l’âge de 15 ans et aujourd’hui je me retrouve à Soyaux.

La D1 Arkema

Le championnat a énormément évolué. Au niveau technique il y a eu une énorme progression. Depuis que le football féminin se professionnalise on ressent aussi qu’au niveau physique les choses ont beaucoup évolué. Au fur et à mesure des années on se rend compte que le football se joue beaucoup sur des détails, les connaissances tactiques deviennent déterminantes.


Photo à la Une : (@Mickael Guay / ASJSoyaux)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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