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3 choses à savoir sur… Stéphanie Frappart

Arbitre en Ligue 1 depuis avril dernier, Stéphanie Frappart a également été au sifflet lors de la dernière finale de la Supercoupe de l’UEFA et lors de la Coupe du monde de football féminin. Portrait d’une femme de trente-six ans qui ne cesse de gravir les échelons.

Elle a été élue meilleure arbitre de football du monde par l’IFFHS

L’International Fédération of Football History and Statistics (IFFHS) a désigné Stéphanie Frappart comme étant la meilleure arbitre féminine de football en 2019. Une juste récompense pour celle qui a succédé à la double lauréate allemande Bibiana Steinhaus. La femme de 36 ans qui officie en Ligue 1 depuis le 28 avril dernier et le match entre Amiens et Strasbourg est une référence en terme d’arbitrage français. Grâce à cette rencontre, la Parisienne est devenue la première femme à officier dans la première division de l’Hexagone. Un moment forcément particulier pour celle qui n’a jamais fait d’erreurs manifestes lors des sept rencontres de Ligue 1 qu’elle a arbitré.

Elle a déjà officié lors de deux Coupe du monde

Staphanie Frappart a 36 ans. Un âge où elle pourrait presque pratiquer le football quand on sait qu’elle a notamment sifflé lors d’une rencontre de Montpellier, qui compte dans ses rangs le défenseur Vitorino Hilton, âgé de 42 ans. Encore assez jeune, l’arbitre internationale a déjà été la maître des débats lors de deux Coupe du monde. Après avoir officié en 2015 sur les pelouses canadiennes, elle fût de nouveau présente cet été en France. Mieux encore, c’est elle qui a arbitré la finale de la compétition à Lyon lorsque les Américaines ont été sacrées championnes du monde en battant les Pays-Bas en finale (2-0).

Elle vit plutôt bien sa notoriété

« Je suis plus médiatisée donc on me reconnaît un peu dans la rue, je fais partie du paysage du football français, c’est quelque chose avec lequel il faut apprendre à vivre. L’accueil a toujours été bienveillant et bon de la part de tous les clubs, le public est à cette image. De la contestation, il y en aura si je ne prends pas de bonnes décisions. Je n’ai jamais usé de « charme », mais cela fait partie de mon bagage quand d’autres collègues vont être plus grands, costauds. Les joueurs sont des compétiteurs, ils ne vont pas perdre ce côté contestataire, mais il y a cette retenue parce que je suis une femme. »


Photo à la Une : (@FFF)

Timothée de Fraguier

Originaire de Bretagne, passionné de sport féminin depuis ses débuts, Timothée de Fraguier est depuis quelques semaines journaliste pour Le Sport au Féminin, en parallèle de ses études de journalisme à Nice.

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