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Emmanuel Coeuret (Nantes Rezé) : « Il nous manque l’essentiel, une victoire »

Bon dernier de la Ligue Féminine de Basket, le Nantes Rezé Basket espère décrocher un précieux succès dimanche, lors de la réception de la Roche Vendée. Si la victoire n’aura pas d’impact sur le maintien, elle pourrait donner confiance au groupe d’Emmanuel Coeuret. Le technicien des Déferlantes n’a qu’une seule idée en tête, renouer avec le succès.

La rencontre face à la Roche Vendée s’annonce décisive avec l’ambition de bien commencer l’année 2020.

Oui, c’est exactement notre volonté. Quand on est derniers du championnat avec seulement une victoire, c’est forcément le leitmotiv à chaque rencontre. Après, on ne sait pas si on sera au complet ou pas. C’est toujours l’interrogation. On attend la qualification de notre nouvelle joueuse (Ronni Williams ndlr). On est un peu dans l’inconnu pour l’instant.

Comment motiver les joueuses quand les défaites s’enchaînent ?

Ce n’est pas une question de motivation. Il faut surtout continuer à travailler parce qu’on est pas loin. On n’a pas gagné depuis un moment et on a fait des productions plutôt intéressantes avec nos limites puisqu’on sait qu’on est plutôt formaté pour le bas de tableau. Après, ce qui nous importe actuellement, c’est de garder cette fraîcheur et cette qualité de travail qu’on a depuis le début de l’année.

Le groupe vit plutôt bien malgré ces revers ?

Tout à fait oui, il nous manque une victoire. Je disais à certains de vos confrères qu’il nous fallait juste un succès parce que la qualité de travail, on l’a. On a confiance en notre jeu et dans les qualités de notre équipe, mais il manque l’essentiel. Le haut niveau c’est gagner des matchs.

Les playdowns sont forcément dans un coin de votre tête. Vous vous concentrez uniquement sur ces rencontres qui compte double dans l’optique des playdowns ou toutes les victoires sont cruciales pour vous ?

Gagner dimanche ne donnerait pas beaucoup de bonus puisque je pense que La Roche sur Yon sera en playoffs. Mais je pense qu’une victoire, ça nous ferait le plus grand bien et ça nous permettrait de valider le travail réaliser. On n’en tirerait aucun bénéfice au niveau comptable mais au niveau confiance, c’est une ligne directrice de travail.

Le fait de recevoir dimanche ça peut permettre également de se transcender. Votre seule victoire cette saison était à domicile.

Il faut surtout qu’on montre un meilleur visage que contre Charnay, lors du dernier match à domicile (69-80). On n’y était pas. On va dire que c’est loin d’être notre meilleur match. C’était regrettable vis à vis de l’adversaire qui est un concurrent direct. J’ai envie de dire, domicile ou extérieur, peu importe. Il faut qu’on montre un visage conquérant à chaque fois quel que soit l’endroit où l’on est.

Une question par rapport à cette dernière recrue, Ronni Williams. Vous la connaissiez déjà ? C’est le fruit de votre recrutement ?

C’est une joueuse qu’on avait rencontré il y a deux ans quand elle jouait à Namur. Un profil intéressant qui ne m’avait pas laissé insensible. Elle nous avait mis dix-huit points et elle avait montré des choses intéressantes. En plus de tout ça, elle correspondait au profil qu’on souhaitait, un profil plus athlétique, plus dense, plus physique que celui de Paola Ferrari. On a profité de son départ pour réajuster l’effectif et c’est vrai que je suis assez satisfait d’avoir pu récupérer cette joueuse.

La collaboration se déroule bien jusque là ?

Oui, tout à fait. Après son talon d’Achille, elle n’a pas joué depuis quasiment quatre mois. Cela se voit un petit peu sur le rythme. Je pense qu’elle n’a pas beaucoup de minutes dans les jambes. Donc voilà, semaine par semaine, elle va pouvoir trouver le rythme et nous être précieuse.


Photo à la Une : (@Nantes Rezé basket)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'années. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de disciplines qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les événements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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