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Kimia Alizadeh dénonce « l’hypocrisie » du système iranien

Seule médaillée olympique de son pays, la taekwondoïste a choisi de quitter l’Iran pour protester contre le système et sa propagande patriarcale.

La situation était intenable. Selon Kimia Alizadeh, le gouvernement iranien utilise les sportives à des fins politiques, avant tout pour les « humilier. » Elle a donc annoncé sur son compte Instagram qu’elle avait quitté l’Iran et en a profité pour expliquer ce choix. « Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années, écrit-elle. J’ai porté tout ce qu’ils m’ont dit de porter, ajoute-t-elle en référence au voile islamique, obligatoire en public pour les femmes, répété tout ce qu’ils m’ont ordonné de dire. » Ils « ont mis [ses] médailles au crédit du respect du voile obligatoire. »

La médaillée de bronze au JO de Rio en 2016 assure que le système politique de son pays est « hypocrite », « injuste » et « menteur. » L’agence semi-officielle ISNA la soupçonne de vouloir défendre un pays autre que la République islamique aux JO 2020 à Tokyo.

Aujourd’hui, elle se serait exilée aux Pays-Bas, pour ne chercher « rien d’autre que le taekwondo, la sécurité et une vie heureuse et saine. » Une leçon de vie.


Photo à la Une : (@DR)

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