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5 choses à savoir sur… Amel Bouderra (Flammes Carolo Basket)

Deuxième meilleure passeuse de LFB avec 5,1 passes décisives de moyenne, la meneuse de Charleville-Mézières, Amel Bouderra, a connu une carrière riche. Fidèle aux Flammes Carolo Basket depuis plus de dix saisons, la native de Mulhouse s’affirme cette année encore comme une joueuse phare du championnat de France. Portrait.

Petite et grande soeur de basketteuses

Dans la famille Bouderra, je demande la soeur. Oui, mais laquelle ? Car chez les Bouderra, le basket est avant tout une grande histoire de famille. L’aînée, Faeza, a fréquenté l’Université de Miami, avant d’écumer les parquets italiens, à Côme, et espagnols, à Ibiza. En France, elle est passée par Reims, Nantes Rezé et l’Étoile de Voiron, où elle a mis un terme à sa carrière en 2015. Leia, la petite soeur, a connu le centre de formation de Strasbourg et a affronté Amel, en 2013, lors d’une rencontre de Coupe de France. Trois soeurs, trois basketteuses. Qui dit mieux ?

Sur le toit de la LFB à deux reprises

En 2015, Amel Bouderra est à l’apogée de sa carrière. Décisive avec les Flammes, étincelante d’un point de vue personnel, la meneuse est logiquement élue meilleure joueuse française à l’issue de la saison 2015-2016, avec 12,7 points, 3,4 rebonds et 7,6 passes décisives de moyenne, devant notamment Marine Johannès et Céline Dumerc. L’année suivante, Bouderra n’en finit plus d’impressionner sur les parquets. Auteure de 14,9 points et 7,9 passes décisives en 32 minutes de moyenne, l’internationale française est logiquement couronnée d’un deuxième titre de meilleure joueuse française lors de la saison 2016-2017, devant Céline Dumerc et Marième Badiane. Une copie quasi parfaite, qui permet à son club d’aligner un bilan exceptionnel de 17 victoires pour seulement 5 défaites en saison régulière.

Auteure d’un shoot qui a fait le tour des réseaux sociaux

Elle a enflammé la toile. D’un somptueux shoot au buzzer tiré à près de 25 mètres, à l’autre bout du terrain, lors d’un match de championnat face à Nice, en octobre 2011, Amel Bouderra s’est offert un bijou, qui a été regardé plus de 110 000 fois. Un geste que le public n’est pas prêt d’oublier.

Une fidélité sans faille aux Flammes

Plus d’une décennie plus tard, Amel Bouderra est toujours là, maillot des Flammes Carolo sur les épaules. À la mène de Charleville-Mézières depuis maintenant dix saisons en LFB, l’ancienne du Strasbourg ABC a débarqué aux Flammes en 2007 et a permis à son désormais club de coeur de monter en LFB après trois saisons en NF1. Une longévité rare, qu’Amel Bouderra compte bien prolonger pour quelques saisons encore.

Victime d’une concurrence féroce en équipe de France

Pas facile de se frayer un chemin, en plein coeur d’une génération dorée, marquée par l’avènement de la légendaire Céline Dumerc et l’affirmation de la jeune prouesse Marine Johannès. Membre de l’équipe de France U20 qui remporte le Championnat d’Europe 2009, Amel Bouderra va découvrir la grande équipe de France en 2016, face au Japon, puis face à la Serbie, après une saison 2015-2016 aboutie en championnat. « Nous étions quatre pour le même poste : Céline Dumerc et Olivia Époupa, titulaires indiscutables, Ingrid Tanqueray et moi-même (…) J’ai vécu des moments très forts, comme lors du match face au Japon, lorsque j’ai entendu la Marseillaise et eu la surprise de reconnaître dans les tribunes des supporters de Charleville-Mézières venus m’encourager. »

Victime de la concurrence à son poste, Amel Bouderra n’a pas continué l’aventure avec les Bleues après ces deux rencontres. « Valérie [Garnier] avait des choix à faire et je sais que ça n’a pas été facile pour elle de m’annoncer qu’elle ne me gardait pas. (…) Elle m’a dit qu’elle était très satisfaite du travail que j’avais fourni et que je pouvais être fière de moi, ce qui est plutôt encourageant, et m’a fait comprendre que la porte de l’équipe de France m’était toujours ouverte. » Suite au forfait de Céline Dumerc, la meneuse des Flammes est appelée en équipe de France pour la remplacer lors du tournoi olympique de Rio, en 2016, où elle entre en jeu face à la Turquie (4 points, 2 rebonds, 2 passes décisives, en 15 minutes). Deux ans plus tard, elle est présélectionnée en équipe de France pour la Coupe du monde 2018 mais n’est finalement pas retenue dans la sélection finale.


Photo à la Une : (@DR)

Romain Boisaubert

Romain est le fondateur du média Le Sport au Féminin, directeur de la publication, de la rédaction et du développement. Bercé par les exploits sportifs depuis son enfance, Romain s'est naturellement tourné vers le journalisme. Passé par l'Espagne et par les rédactions du Figaro et de Nice-Matin, ce Niçois de vingt-quatre ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en imaginant officiellement "Le Sport au Féminin" le 25 février dernier. Romain collabore également pour le Racing Club de Grasse, dont il est le responsable de la communication, et pour Monaco Tribune, où il est en charge des sports.

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