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Le hockey féminin américain veut profiter des avancées dans les sports majeurs pour se développer

Le sport féminin commence à prendre de plus en plus de place dans le paysage médiatique. Et cela notamment grâce au football, au basket-ball et au tennis, qui sont les sports où les femmes sont le plus médiatisées. Les joueuses de ces sports voient leurs conditions de travail s’améliorer. Avec ces avancées, d’autres sports, comme le hockey, souhaitent profiter de cet élan pour se développer à leur tour.

À qui profitent les primes ? La WNBA vient d’annoncer la signature d’un contrat qui va permettre une nette amélioration des conditions de travail des joueuses. Dans le même temps Megan Rapinoe, joueuse de football, devient l’égérie d’une marque de luxe et au tennis, les femmes perçoivent désormais les mêmes bourses que les hommes en cas de victoire dans un tournoi majeur. Ces avancées sont toutes de très bon augure pour le sport féminin en général. D’autres disciplines, trop peu médiatisées, veulent aussi saisir l’opportunité qui se présente pour s’améliorer. C’est le cas au Canada, où la ligue a un grand projet, mais difficile à mettre en place.

Le hockey féminin patine

Au mieux, une joueuse de hockey de la ligue canadienne, ligue de référence dans le domaine, peut espérer gagner 10 000 $ par an. Pour pallier ce problème, l’idée est d’unifier les ligues nord-américaines pour en créer une inter-continentale. Cela permettrait le développement d’un championnat féminin soutenu financièrement par cette nouvelle grande ligue. Un modèle calqué sur la NBA et son homologue féminin, la WNBA. Le projet devait voir le jour cette année, mais les choses risquent d’être retardées. 

Danièle Sauvageau, référence dans le monde du hockey féminin veut faire bouger les choses, mais ne veut pas se précipiter : « Est-ce qu’à court terme ou à moyen terme ça (le nouveau contrat de la WNBA) aura un effet sur le hockey féminin ? Je le crois fondamentalement, maintenant, ce qu’on dit, c’est faisons les choses correctement même s’il faut retarder le projet et faire un autre GAP Tour en 2020. Pour moi, personnellement, ça n’ira jamais assez vite parce que ça fait 35 ans qu’on essaie de pousser la grosse pierre en haut de la pente. »

Les changements qui touchent les sports féminins les plus médiatisés influencent énormément ceux un peu plus en retrait. Comme le hockey, d’autres vont peut-être monter au créneau pour réclamer plus d’égalité.


Photo à la Une : (@DR)

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