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Endy Miyem (Flammes Carolo) : « Une erreur de se voir déjà en huitième de l’EuroCup »

En difficulté sur la première partie de saison en championnat, Charleville-Mézières réalise une campagne européenne quasi-parfaite. Dernier fait d’arme, l’écrasante victoire (76-92) en Turquie face à Besiktas lors des seizièmes de finale de l’EuroCup. Si les Flammes Carolo entrevoient déjà les huitièmes, Endy Miyem ne souhaite pas se projeter trop vite. L’intérieure arrivée l’été dernier dans les Ardennes n’en reste pas moins satisfaite des récentes performances de l’équipe.

Vous avez remporté une belle victoire en Turquie. Plus 14 à la fin, vous rentrez dans les Ardennes avec le sentiment du devoir accompli ? 

Oui, c’est vrai que pour cette rencontre là, on a fait ce qu’il fallait, on a fait le travail. C’est toujours bien de revenir avec une victoire et avec un matelas de points assez conséquent.

Vous vous rendez la tâche facile pour le match retour. Vous vous voyez déjà en huitième ? 

En tout cas, moi, je ne m’y vois pas. J’ai déjà vécu des scénarios comme ça où l’on croit que tout est fini. C’est dans ces moments, quand on est dos au mur et qu’on n’a plus rien à perdre, que l’on devient dangereux. Donc, je pense que ce serait une erreur de se voir déjà en huitième. Il faut se dire qu’on a remporté la première mi temps mais qu’il nous reste la deuxième à gagner.

D’un point de vue plus personnel, vous avez réalisé une grande rencontre ..

Oui, c’est sûr que c’est agréable, surtout quand on a la victoire. Mais encore une fois, ce n’est pas une fin en soi et je serai vraiment satisfaite une fois qu’on aura assuré notre place en huitième en ayant fait le travail.

Vous avez connu des difficultés en championnat en première partie de saison. L’EuroCup, ça vous permet de retrouver de la confiance ? 

Ce n’est pas tellement l’EuroCup qui nous aide à retrouver confiance. Montrer qu’on est capable de faire de belles choses, de gagner contre des équipes du top 4, c’est tout ça qui nous aide à trouver le rythme, à le garder et à continuer de progresser. Après, il y a quand même une différence de niveau entre l’Eurocup et le championnat de France, surtout sur les premières phases.

Face à des plus petites équipes, y-a-t-il un excès de confiance ou un manque de concentration qui pourrait expliquer les défaites que vous avez pu subir en fin 2019 ?

Un excès de confiance ? Je ne sais pas. Je dirais peut être pas ça. Je pense qu’on a eu un peu de mal à trouver notre jeu et notre identité. C’est sûr qu’en début de saison, c’était très dur. Après, les grosses rencontres nous ont aidé à créer cette identité un peu plus rapidement parce que forcément, l’enjeu est encore plus important. Comme je le disais tout à l’heure, quand on se dit qu’on n’a rien à perdre, c’est là qu’on peut être les plus efficaces, les meilleures dans le jeu. C’est ce qui nous ai arrivé. Quand on sait qu’on joue contre une équipe de haut de tableau, ça aide à se transcender.

Vous restez sur une belle victoire en championnat face à Basket Landes. 2020, c’est l’année pour se relancer dans la course aux playoffs ? 

J’espère bien. En tout cas, en fin d’année 2019, on avait déjà montré quelques bonnes choses. On avait réussi à créer cette identité qui doit être la notre. Maintenant, j’espère qu’on va continuer sur cette lancée, qu’on va continuer à écrire les lignes de notre de notre identité et continuer de peaufiner tout ça sans qu’il n’y ait trop de retour en arrière. Le match contre Landerneau (défaite 90-77) était un rappel à l’ordre. On ne s’est pas trop reconnu dans les attitudes et dans le jeu qu’on a produit.

Y-a-t-il de la frustration de devoir rejouer ce match face à Bourges que vous aviez gagné

Forcément, parce que le match, on l’a gagné. C’est un match dans lequel on a mis beaucoup d’énergie. En plus de ça, les deux équipes ont des emplois du temps assez chargés. Quand on doit s’ajouter un match qui a été joué, ce n’est pas forcément très plaisant, mais si c’est la décision finale, on s’y pliera.


Photo à la Une : (@Flammes Carolo)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'année. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de discipline qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les évènements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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