BasketBasket : WNBA

Kobe Bryant et le sport féminin, une histoire d’amour

Dimanche 26 janvier, Kobe Bryant, sa fille de 13 ans Gigi ainsi que sept autres passagers ont trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère en Californie. Une perte immense pour le basket, le sport en général et également pour le sport féminin qui perd l’un de ses plus grands ambassadeurs.

Kobe Bryant, son art du jeu et son oeuvre nous ont quitté. Cinq fois champion NBA avec les Lakers, 4ème meilleur scoreur de l’histoire de la ligue nord-américaine et MVP en 2008, le Black Mamba restera l’un des meilleurs joueurs à avoir manié la balle orange. Dimanche 26 janvier, le père de famille s’est en allé, en compagnie sa deuxième fille, Gianna, et de sept autres passagers à la suite d’un tragique accident d’hélicoptère à Calabasas (Californie). Parmi les passagers, le pilote, trois coéquipières de l’équipe de basket de Gianna Bryant ainsi que trois parents. Ce convoi se rendait vers Thousand Oaks pour un tournoi de basket-ball à la Mamba Sports Academy de Bryant avant que l’hélicoptère ne s’écrase… l’amour du jeu.

Kobe était un fervent supporter de sa fille Gigi, qui marchait sur ses traces et qui filait tout droit vers une carrière professionnelle. Après avoir quitté le monde du basket en 2016, le meilleur joueur de l’histoire des Lakers était revenu à ses premiers amours. La création de son Academy pour former les jeunes talents de demain, une assiduité permanente pour suivre Gigi sur les parquets : le Black Mamba était le premier supporter de sa fille et du basket féminin en général. Souvent présent sur les parquets de WNBA, Bryant a œuvré, dans ses déclarations et ses actions, pour les femmes.

Passionné de la ligue nord-américaine féminine, Kobe Bryant assistait souvent à des rencontres en compagnie de ses filles, et était l’un de ses plus fidèles ambassadeurs comme l’explique Becky Hammond, ancienne joueuse aux 5800 points dans la ligue et désormais assistant-coach des Spurs. « Dès qu’il a eu plus de temps libre à la retraite, il s’est impliqué davantage et commençait tout juste à être la voix de tant de femmes qui n’avaient peut-être pas autant d’impact que lui pour porter ce discours » a déclaré Hammon avant que San Antonio n’accueillent les Chicago Bulls lundi soir. «Le sport féminin a perdu un véritable défenseur et quelqu’un qui croyait vraiment aux femmes et à leurs capacités.« 

A la manière d’une Ségolène Royal qui voulait de la mixité dans le sport, Kobe avait également quelques idées à ce sujet. « Je pense très sincèrement qu’il y a quelques joueuses qui pourraient jouer en NBA. Beaucoup d’entre-elles ont le niveau requis pour cela lâchait-il à CNN quelques jours avant sa mort. Diana Taurasi, Maya Moore, Elena Della Donne. Il y a beaucoup de grandes joueuses qui pourraient rivaliser avec eux » analysait le Mamba avec son œil d’expert.

Un amour du jeu au-delà des sexes, forcément impulsé par sa deuxième fille. A 13 ans, Gigi Bryant était considérée comme l’un des meilleurs prospects de sa génération. De nombreuses universités lui tendaient les bras. Le papa poule qu’était Kobe avait tout mis en oeuvre pour que la « Mambacita », comme il la surnommait, atteignent les sommets, avec des entraînements intenses et répétés. Faisant part de ses progrès sur les réseaux sociaux, il la désignait comme sa digne héritière. « Lorsqu’on sort avec ma fille Gianna et que des fans viennent nous parler, certains me disent: ’Il faut que vous et votre femme ayez un garçon! Pour que quelqu’un puisse prendre la suite, votre héritage!′ expliquait  Kobe Bryant sur le plateau de Jimmy Kimmel en 2018. Gigi qui est à côté de moi, répond en général: ‘Oh ! Je m’en charge. Pas besoin d’un garçon pour ça.’ Et elle a raison. » Plein de fierté lorsqu’il évoquait ses filles et Gigi en particulier, Kobe était un patriarche dévoué.


Photo à la Une : (@DR)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'années. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de disciplines qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les événements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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