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D1 Arkema : Amandine Miquel (Stade de Reims) : « Rien n’est encore joué, on doit rester concentré jusqu’au bout »

A l’approche du huitième de finale de Coupe de France face au CA Paris 14 et du sprint final de la saison en D1 Arkema, Amandine Miquel s’est longuement confiée pour Le Sport au Féminin. Si l’entraîneure des Rémoises est satisfaite de la saison de ses joueuses jusqu’à présent, elle veille au grain pour éviter tout relâchement de son équipe, alors que le maintien se rapproche de plus en plus. Entretien.

Auteur d’une saison jusqu’ici satisfaisante pour son grand retour dans l’élite, le Stade de Reims se rapproche petit à petit de son objectif : le maintien. Mais n’allez pas dire à Amandine Miquel que ce dernier est acquis. L’entraîneure des Rémoises veille au grain, pour s’assurer qu’il n’y ait aucun relâchement de la part de ses joueuses. Et si Metz et Marseille semblent en grandes difficultés et ne parviennent (pour l’instant) pas à engranger des points, les Champenoises restent focalisées sur leurs performances. Pour rester en D1 Arkema, la coach des Stadistes sait qu’il faudra aller chercher au minimum deux victoires supplémentaires.

L’équipe se rapproche du maintien, vous veillez à ce qu’il n’y ait pas de relâchement dans l’équipe ?

Oui car on n’a pas ciblé notre maintien en fonction des autres mais par rapport à un nombre de points à obtenir. On s’est fixé l’objectif d’atteindre la barre des 20, 22 points. Si Metz et Marseille continuent à perdre ça ne changera pas notre objectif. Il nous reste encore au moins six points à aller chercher. Il faut qu’on mette toutes les chances de notre côté et on ne va pas se baser sur les résultats des autres. On ne regarde pas les autres équipes.

Toutes les joueuses semblent concernées, quel est votre secret ?

Il n’y a pas trop de secret. On a un groupe qui est là depuis un bon moment, certaines sont là depuis deux ou trois saisons et elles savent que comme dans la vie il y a des hauts et des bas. Il y a des moments où on a beaucoup de temps de jeu et des moments où on en a moins. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se précipiter pour aller voir ailleurs. Les choses se font sur la durée et elles ont compris qu’elles avaient toute notre confiance mais qu’il fallait savoir être patient. On leur rappelle qu’on compte sur elles au quotidien.

La marche était trop haute face à l’Olympique Lyonnais ?

Je ne sais pas si on peut dire cela mais c’est sûr que c’est une équipe d’un niveau différent. On a tenté de mettre des choses en place qui n’ont pas forcément fonctionné. Ce n’est pas anormal de perdre contre Lyon. Au match aller on avait volontairement pas défendu ! On a tenté une autre stratégie différente, ça a tenu une mi-temps. On s’est aussi adapté au ressenti des joueuses qui voulaient prendre moins de buts qu’à l’aller (8-3 ndlr) quitte à défendre d’avantage. Avec le recul je préfère le match aller donc si il devait y avoir un troisième match, on attaquerait de nouveau.

Comment abordez-vous le déplacement au CA Paris 14 en Coupe de France ?

C’est un huitièmes de finale de Coupe de France à prendre très au sérieux. Si cette équipe en est là aujourd’hui c’est parce qu’elle le mérite et qu’elle a des qualités. A nous de faire attention. Faire tourner l’effectif ? Peut-être un peu, on a pas mal de joueuses malades donc on va devoir faire avec les joueuses aptes.

Il y aura ensuite deux gros tests avec la réception de Montpellier et le déplacement au Paris FC. L’occasion de se tester face à des formations d’un calibre supérieur ?

Notre objectif est toujours de faire du mieux possible à chaque rencontre. Si on peut prendre des points face au Paris FC ou contre Montpellier, on ne s’en privera pas. On veut continuer à mettre notre projet de jeu en place. A l’aller contre le PFC on n’était pas passé loin donc on va de nouveau tenter quelque chose. Même son de cloche face à Montpellier où on n’avait perdu que 2-0 sur le premier match. Ce sont des équipes abordables et si on est costaud, tout est possible.

Un mot sur les recrues Vita Van Der Linden et Soni Ouchene ?

Ce ne sont pas des recrues en fonction de nos besoins immédiats mais en fonction des opportunités. Ce sont deux joueuses que l’on suivait depuis un moment. Sonia fait son retour au club, on s’était plus ou moins mis d’accord avec elle dans le passé que si elle revenait en France ce serait chez nous. En ce qui concerne Vita Van Der Linden on la voulait l’été dernier mais on n’avait pas pu l’avoir. C’est une jeune internationale qui est dans le profil des joueuses que l’on a déjà.

La saison n’est pas encore terminée mais considérez-vous que c’est déjà une réussite ?

Il faudra attendre la fin de saison pour faire un bilan mais c’est plutôt positif jusqu’à présent. On a bien commencé et on est à un niveau correct. Rien n’est fini et il faut rester concentré jusqu’au bout. La D1 se joue souvent à la dernière journée et il ne faut pas se croire sauvé tant que la saison n’est pas terminée.


Photo à la Une : (@EdouardLantenois/L’Union)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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