Ski-Glace

Perrine Laffont : « Mon corps, je l’aime »

La skieuse de 21 ans s’est livrée dans le magasine l’Equipe, dans la rubrique « Fenêtre sur corps ». La jeune femme évoque l’impact physique du ski de bosses, ses blessures et le rapport qu’elle entretient avec son corps.

Sur le ski de bosses

« Je suis tombée dans le ski de bosses à l’âge de 7-8 ans, assez logiquement parce que mon père et mon frère en faisaient. Ma mère, elle, était présidente du club local de bosses des Monts d’Olmes (Ariège). C’est un sport qui est corporellement traumatisant. Le dos encaisse beaucoup. Il est donc très important de bien le muscler. Les autres zones les plus sensibles sont les genoux et les cuisses. Ce sont sur ces parties qu’on se focalise lors de la préparation physique. Cette prépa nous sauve ! On travaille surtout le renforcement musculaire avant le début de saison et on axe sur l’entretien pendant la saison. (…) J’écoute mon corps au maximum, j’en prends d’autant plus soin qu’il me permet de réaliser de belles choses en ski. Je fais très attention à tous les détails, histoire de ne pas négliger la moindre petite douleur. »

Les blessures

« Il y a en permanence une part d’appréhension car le risque de chuter et de se blesser est constamment présent. C’est là que le côté préparation mentale entre en jeu. On nous apprend à nous concentrer sur les points techniques pour éviter de penser à la peur et à l’échec. J’ai subi une grosse chute en octobre 2018 à Zermatt, en Suisse, lors d’un stage de préparation. Le haut de mon dos a tapé dans une bosse, qui était glacée. Le choc a été assez violent. J’ai été évacuée en hélico car j’avais très mal. Heureusement, il n’y a rien eu de grave, j’ai juste eu à soigner une contusion du sternum. Sans une bonne préparation physique, je me serais cassé le dos. Ma musculature m’a permis d’amortir le choc. »

Le rapport à son corps

« Mon corps, je l’aime. Pour une femme, ça peut être compliqué de paraître musclée, d’avoir des cuisses, un dos taillé, des abdos comme les garçons. C’est parfois mal vu et ce n’est pas forcément l’image de la femme qu’on a. Mais moi, je trouve ça beau, un corps de femme musclé et fort. Après, physiquement, je ne pense pas être arrivée à maturité. Je peux gagner en explosivité, en force et en souplesse. C’est un de mes objectifs. »

Un entretien à retrouver en intégralité sur le site de l’Equipe.


Photo à la Une : (@DR)

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