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D1 Arkema : Zoom sur … Anissa Lahmari (ASJ Soyaux)

Anissa Lahmari dispute cette année sa deuxième saison sous les couleurs de l’ASJ Soyaux. Pour Le Sport au Féminin, la numéro 10 s’est longuement confiée. Portrait de la pépite de Boulogne Billancourt, une joueuse pétrie de talent et passionnée par le football depuis toute petite.

C’est l’histoire d’une passionnée. Dès son plus jeune âge, Anissa Lahmari ne voyait que par le football. Seule fille dans une famille de sept enfants, la Parisienne a été initiée au football par ses frères. « Quand on était petit on me mettait aux cages car j’étais une fille. Ils se sont vite rendus compte que je jouais beaucoup avec mes pieds ! ». Bercée par les cris du Parc des Princes dans sa ville natale à Boulogne Billancourt, la joueuse de 22 ans n’a cessé de gravir les échelons depuis. Formée à l’ACBB, passée par le Paris Saint-Germain, le Paris FC et Reading (Angleterre) notamment, la milieu de terrain a rejoint l’ASJ Soyaux en janvier 2019. En Charentes, la jeune pépite est dans les conditions idéales pour continuer sa progression, à condition d’être épargnée par les blessures.

Si la Française a de grandes ambitions pour la suite de sa carrière, elle sait que sa réussite passe par la régularité et la constance au haut niveau. En pleine possession de ses moyens, la joueuse formée au PSG a tout pour réussir et atteindre les sommets. Pour Le Sport au Féminin, la numéro 10 du club sojaldicien a pris le soin de se confier. Portrait d’une joueuse amoureuse du ballon rond et pétrie de talent.

Anissa Lahmari
(©Maelle Fonteneau/ASJ Soyaux)

Pourquoi le football ?

Je me suis retrouvée à faire du football car j’ai six frères, je suis la seule fille dans ma famille. Quand on était petit on me mettait aux cages car j’étais une fille. Ils se sont vites rendus compte que je jouais beaucoup avec mes pieds ! Mes grands frères m’ont initié au football et j’ai tout de suite accroché. J’ai commencé à jouer dans le club de ma ville natale à Boulogne Billancourt à l’ACBB. Le football est une vraie passion pour moi, c’est un endroit où on peut tout évacuer. Quand on arrive sur le carré vert on lâche tout. La première fois que j’ai joué avec les filles j’ai pleuré car je voulais jouer avec les garçons. Le football est une grande partie de ma vie.

Comment vous sentez-vous à Soyaux ?

C’est un club extrêmement accueillant. Des joueuses en passant par les bénévoles jusqu’au coach. Je suis passée de Paris à Angoulême donc ça change pas mal, il n’y a pas de bouchons et il y a moins de monde (Rires). Ca se passe très bien ici, j’ai beaucoup d’affinités avec les gens du club et j’ai rencontré de superbes personnes. Je suis bien et j’espère bien finir la saison. Chaque fois que je passe dans un club, que ce soit au Paris FC, à Reading (Angleterre) ou autre, je souhaite toujours laisser une bonne image sur le plan humain et footballistique.

Que vous a apporté votre expérience en Angleterre à Reading ?

Cela m’a beaucoup apporté même si ça a été une expérience assez courte. Je suis restée quatre mois à Reading car à l’époque le championnat en Angleterre se jouait sur trois quatre mois. La FFF n’autorisait pas encore les prêts entre les clubs de D1 Arkema en cours de saison donc j’étais obligée d’aller à l’étranger. Ca a été une grande expérience de vie surtout que j’étais très jeune je n’avais que 19 ans. L’Angleterre, c’est un truc de fou ! Que ce soit sur le terrain ou la mentalité des gens en dehors, c’est un vrai pays de football. J’ai un jeu basé sur ma technique alors que là bas il y a beaucoup plus de contacts et ça m’a beaucoup apporté. Y retourner un jour ? Je ne sais pas, toute joueuse a l’ambition de découvrir d’autres championnats, d’autres pays et d’autres cultures. Mais oui le championnat d’Angleterre pourrait m’intéresser plus tard.

Avez-vous un plan de carrière en tête ?

Oui surtout à 22 ans. Pour l’instant mes blessures me ralentissent sur certaines choses. Mon premier objectif est d’être au top physiquement et ensuite je prendrai ce qui viendra.

Pensez-vous que le football féminin a évolué ces dernières années ?

Oui, je pense que les générations futures vont être très bien encadrées et vont pouvoir vivre du football féminin. Suite à la Coupe du Monde qui s’est déroulée en France il y a eu un bel engouement. Quand on voit comment les stades sont remplis en Espagne ou en Angleterre ça fait forcément plaisir. On espère que ce sera pareil en France bientôt ! Je pense que le football féminin aura du mal à être l’équivalent du football masculin, c’est normal car il y a quarante voire cinquante ans de retard. Mais il ne faut pas comparer les deux disciplines, il y a des morphologies différentes et de nombreux facteurs qui entrent en compte. Je pense que de plus en plus le foot féminin va être reconnu dans le monde entier.

Vous avez connu toutes les sélections espoirs en équipe de France. A terme, ambitionnez-vous de rejoindre les A ?

Oui c’est vrai que j’ai connu toutes les sélections espoirs. A 22 ans, toute joueuse de haut niveau aimerait atteindre cet objectif là. Après cela passe par les performances en club et le travail au quotidien. Si un jour j’ai cette chance là je porterais le maillot des Bleues avec grand plaisir. Après on peut aussi vivre de très beaux moments en club, j’ai eu la chance de disputer la Ligue des Champions avec le Paris Saint-Germain, c’est encore une autre dimension. La passion que l’on ressent dans ce genre d’évènements est encore plus forte. Porter le maillot de son pays est forcément une grande fierté, surtout lors de compétitions telles que la Coupe du Monde ou l’Euro.

Le Paris Saint-Germain, votre club de coeur ?

(Sans réfléchir) Ah oui complètement ! Avant de jouer au PSG à l’âge de 16 ans c’était déjà le cas. J’habitais à Boulogne Billancourt, on n’avait pas forcément Canal + à la maison mais on pouvait entendre les cris lors des matchs au Parc des Princes. J’entendais les buts depuis chez moi, même si le PSG descend en Ligue 2 ça restera mon club de coeur.


Photo à la Une (@ASJSoyaux)

Marvin Mathieu

Marvin est l'un des fondateurs du site, rédacteur en chef. Grand passionné de sport et de langue depuis son enfance, Marvin a réussi à concilier les deux durant son passage en Espagne, où il a découvert le métier de journaliste. Quadrilingue (Français, Anglais, Espagnol, Russe), ce Cagnois de vingt-trois ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en créant officiellement "Le Sport au Féminin", le 25 février dernier.

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