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WTA : Les 5 moments forts de la carrière de Maria Sharapova

Maria Sharapova a décidé de raccrocher la raquette le 26 février dernier. La Russe aura marqué son sport, tant par ses succès que par la précocité de son éclosion. Mise en lumière sur cinq moments qui ont marqué sa carrière.

Premier titre à Wimbledon à 17 ans

Passée pro dès l’âge de 14 ans, Maria Sharapova fait tout de suite parler d’elle sur le circuit WTA. Aux prémices de sa grande carrière, elle s’adjuge plusieurs titres mineurs, du côté de Tokyo, Séoul, Québec ou Birmingham. L’éclosion de la toute jeune russe est déjà amorcée.

La native de Niagan s’empare de la 13e place mondiale fin mai 2004 et quelques mois plus tard, elle impressionne la planète tennis sur le gazon de Wimbledon. Après sa demi-finale remportée face à la 5ème joueuse mondiale Lindsay Davenport (2-6, 7-6, 6-1), elle se présente face à la tête de série n°1, Serena Williams et n’en fait qu’une bouchée. Après une heure et quart de jeu, et sur sa première balle de match, elle remporte le premier Grand Chelem de sa carrière. À 17 ans et un peu moins de trois mois, elle devient la troisième plus jeune joueuse de l’histoire à remporter le tournoi londonien.

Numéro 1 mondiale en 2005

Après son titre à Wimbledon et celui lors du Masters de fin de saison, l’année 2005 est attendue comme une confirmation. La petite princesse du tennis mondial est très redoutée par ses adversaires. Elle ne remportera que quatre titres, contre six l’année passée (en simple) et ne parviendra pas à s’adjuger de majeur.

Pourtant, cette année-là, Sharapova a gagné en régularité. Elle se hisse en demi-finale de l’Open d’Australie, de l’US Open et de Wimbledon, sans oublier son quart de finale du côté de Roland-Garros. Ces performances lui permettent de devenir numéro 1 mondiale une semaine seulement, profitant de la blessure de Lindsay Davenport pour lui chiper le trône. Elle redescendra à la 4ème position mondiale à l’issue de la saison.

De 2006 à 2008, elle réalise de bonnes performances sur le circuit, avec plusieurs titres dont l’Open d’Australie et l’US Open en point d’orgue. Elle récupèrera à plusieurs reprises le fauteuil de leader au classement mondial, sans parvenir à le pérenniser.

Premier titre à Roland-Garros

Après quelques saisons noires, marquées par des blessures à répétitions à l’épaule, Maria Sharapova entame un retour fulgurant en 2012. Elle se distingue dans un premier temps à l’Open d’Australie en se hissant en finale du tournoi mais elle s’incline lors de ce dernier match face à Victoria Azarenka (3-6, 0-6). Mais c’est surtout sur la terre-battue qu’elle va asseoir sa supériorité.

Avant de se rendre à Porte d’Auteuil, Masha remporte coup sur coup deux titres à Stuttgart et à Rome, entamant parfaitement sa préparation pour Roland-Garros. Sur le tournoi parisien, la Russe n’avait jamais réussi à atteindre la finale. En 2012, lorsqu’elle remporte son duel face à Petra Kvitova (6-3, 6-3), elle ne manque pas l’occasion de soulever la Coupe des Mousquetaires. En finale, elle surclasse Sara Errani (6-3, 6-2) et remporte le titre qui lui manquait tant dans sa carrière de championne. Grâce à ce succès, elle devient la 10ème joueuse de l’histoire à réaliser le Grand Chelem en carrière en simple.

Maria Sharapova lors de son sacre à Roland Garros en 2012 ©Fred Romero

Deux ans plus tard et après une finale perdue contre Serena Williams en 2013 (4-6, 4-6), elle s’impose de nouveau sur l’ocre parisienne au terme d’une quinzaine très intense. Victorieuse de Garbine Murguruza en quart (2h27′), elle parvient à remporter son 5ème titre du Grand Chelem face à Simona Halep. Une rencontre très accrochée (6-4, 6-7, 6-4) où elle aura bataillé pendant plus de trois heures sur le court Philippe Chatrier.

Contrôle positif au meldonium

En 2016, la Russe annonce en conférence de presse avoir été contrôlée positive au meldonium lors de l’Open d’Australie qui s’était déroulé quelques semaines plus tôt. Médicament utilisé pour la récupération après des efforts physiques intenses, il était entré dans la liste des produits prohibés par l’ITF courant 2015. Maria Sharapova, qui utilisait ce produit depuis 2006, ne « savait pas » que ce médicament était désormais interdit pour la compétition.

Sa suspension, d’abord émise à deux années pleines, à finalement été réduite à 15 mois par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) après appel de la tenniswoman (26 janvier 2016 au 26 avril 2017). « Je suis déterminée à rejouer au tennis, j’espère que j’aurai la chance de pouvoir le faire. J’aimerais ne pas avoir à vivre cela, mais c’est le cas et je vais y arriver » avait-t-elle déclaré au moment de sa suspension.

A 32 ans, Sharapova met un terme à sa carrière

Pour son grand retour après quinze mois d’absence, Masha se distingue lors du tournoi de Stuttgart, éliminée en demi-finale seulement par Kristina Mladenovic (3-6, 7-5, 6-4). Quelques mois plus tard, à Tianjin, elle soulève de nouveau un trophée, le 35ème de sa carrière et le premier depuis Rome en 2015.

En 2018, la Russe ne parvient pas à retrouver le niveau qui était le sien avant sa suspension. Elle rejoint tout de même les quarts de finale de Roland-Garros, seule performance notable de sa saison. L’année suivante, elle ne dispute que 16 rencontres avec un bilan de huit victoires et de huit défaites. Elle s’incline au premier tour des deux Grand Chelem de fin de saison (Wimbledon et US Open).

2020 marque la saison de trop pour la Russe de 32 ans. A l’Open d’Australie, et après une défaite au premier tour à Brisbane, elle s’incline face à Donna Vekic (6-3, 6-4). Pour la première fois de sa carrière, elle se voit éliminée au premier tour lors de trois Grand Chelem consécutifs. Un mois plus tard, après plusieurs rumeurs lancées par des médias américains, elle annonce officiellement la fin de sa carrière professionnelle sur son compte instagram. « Le tennis m’a fait découvrir le monde et de quoi j’étais faite. Il m’a permis de me tester moi-même et de grandir. Peu importe ce que je choisirai pour mon prochain chapitre, ma prochaine montagne à gravir. Je continuerai de pousser, de m’élever, de grandir. Tennis, je te dis au revoir. »


Photo à la Une : (@Reuteurs)

Léo Labica

Léo Labica, fondateur du site aux côtés de Romain Boisaubert et Marvin Mathieu. Passionné de sport depuis ma tendre enfance, je nourris une grande appétence pour le sport féminin depuis une dizaine d'années. Le foot, le basket, le cyclisme ou le tennis.. autant de disciplines qui me font rêver. Passé par les rédactions de Vélo101 ou de Sport 365, j'ai pu vivre au plus près les événements sportifs. C'est désormais sur le sport féminin que je me concentre à maintenant vingt-quatre ans en créant "Le Sport au Féminin". Plus qu'une passion, un devoir !

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