FootballFootball : Equipe de France

Tournoi de France : France-Canada ou le retour en grâce des Bleues

L’équipe de France retrouve la compétition ce mercredi après-midi (17h), face au Canada, à l’occasion de la première édition du Tournoi de France. Une compétition amicale que les Bleues veulent remporter.

Et bien oui, la Coupe du monde 2019 en France a eu son effet, n’en déplaise aux détracteurs, qui ne cessent de clamer que la compétition n’était qu’un leurre, et que l’engouement du football féminin n’était qu’éphémère. Un lointain mirage, aujourd’hui, ce Mondial en France ? « Elles étaient 30 000 licenciées en 2011, aujourd’hui, on a presque atteint les 200 000, c’était l’objectif qu’on s’était fixé pour 2020 » a affirmé ce lundi Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération Française de Football.

Les Bleues ont manqué au public français

Au-delà de cette bonne nouvelle, qui confirme que le football féminin a décollé, depuis la Coupe du monde, un autre facteur vient confirmer cet engouement naissant, qui ne semble pas prêt de s’arrêter : l’amour du public pour cette équipe de France, malgré son élimination « prématurée » en quarts de final de son Mondial face aux États-Unis (1-2). Et c’est bien là le plus important. Depuis leur dernière apparition en compétition, le 9 novembre dernier, les Bleues ont manqué au public. Indéniablement. Quatre mois sans cette équipe de France, et les coeurs se sont serrés. Les messages ont afflué, notamment sur les réseaux sociaux, pour avoir des nouvelles et réclamer le retour de ses joueuses, désormais icônes dans les chaumières. Alors au moment de s’avancer vers ce France-Canada, rencontre inaugurale d’une compétition naissante, amicale, mais cruciale, les coéquipières d’Amandine Henry ont l’occasion de retrouver leur public, et de s’affirmer définitivement comme les étendards de la nation et du football féminin français.

Un tournoi pas si amicale

« Ce sont trois matchs intéressants à jouer avec des adversaires de renommée internationale (Canada, Brésil, Pays-Bas), classés dans le top 10, a confié Corinne Diacre en amont du tournoi. Pour nous, ce sera l’occasion de se retrouver, car on ne s’est pas vues depuis la mi-novembre et le match contre la Serbie (victoire 6-0 en match de qualification pour l’Euro). On a aussi en tête les quatre matchs de qualification (pour l’Euro) en avril et en juin. On a notamment la double confrontation contre l’Autriche, qui sera, je pense, l’équipe avec laquelle on va se battre pour la première place. »

Une équipe taillée pour l’emporter

Avec un groupe qui n’a que peu changé dans les grandes lignes depuis la dernière Coupe du monde, si l’on excepte le grand retour de Marie-Antoinette Katoto depuis la tournée de novembre, et l’absence de Gaëtane Thiney, qui semble marquer la fin d’un chapitre pour une génération de joueuses, les Bleues s’avancent avec des arguments, défensifs, offensifs, et s’apparentent logiquement comme les favorites de cette compétition, même si les Pays-Bas se présenteront comme l’équipe à battre, après sa finale de Coupe du monde perdue face aux États-Unis (0-2) en juillet dernier.


Photo à la Une : (@FIFA)

Romain Boisaubert

Romain est le fondateur du média Le Sport au Féminin, directeur de la publication, de la rédaction et du développement. Bercé par les exploits sportifs depuis son enfance, Romain s'est naturellement tourné vers le journalisme. Passé par l'Espagne et par les rédactions du Figaro et de Nice-Matin, ce Niçois de vingt-quatre ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en imaginant officiellement "Le Sport au Féminin" le 25 février dernier. Romain collabore également pour le Racing Club de Grasse, dont il est le responsable de la communication, et pour Monaco Tribune, où il est en charge des sports.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer