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Adversaires, coéquipières… mais sœurs avant tout !

Réunies en ce moment pour le Tournoi de France, Estelle et Delphine Cascarino ont, depuis leur adolescence, parcouru ensemble les différentes catégories de l’équipe de France. Devenues un duo emblématique du football français, elles ne sont pourtant pas les seules sœurs à avoir marqué leur discipline. Présentation de quelques-unes des sœurs les plus marquantes du sport actuel.

Venus et Serena Williams : l’art de révolutionner le tennis

Présentes sur le circuit WTA depuis le milieu des années 90, les sœurs Williams ont tout remporté durant leurs carrières. Encore en activité aujourd’hui et toujours parmi les meilleures joueuses mondiales à l’approche de leur quarantième anniversaire (39 ans pour Venus et 38 ans pour Serena), il n’est pas excessif de dire qu’elles ont révolutionné le tennis féminin. À elles deux, elles cumulent 122 victoires en simple – dont 30 Grand Chelem. Et s’offrent même le luxe d’un palmarès en double commun des plus étoffés avec 14 victoires en Grand Chelem ! Au-delà des victoires, elles ont su imposer tout au long des années leur style sur le circuit et sont devenues de véritables modèles pour les jeunes sportives partout dans le monde. Un duo qui marquera sans aucun doute l’histoire du tennis.

Venus Williams (à gauche) et Serena Williams (à droite) (©RMCSPORT)

Estelle et Delphine Cascarino / Rachel et Daphné Corboz : duels sororicides en D1 Arkema

Cette saison, la D1 connaît des matchs dans le match avec des duos de « sœurs de football », amenées à s’affronter. Toutes les deux formées à l’OL, les jumelles Cascarino ont depuis été plus souvent adversaires que coéquipières. Et en signant à Bordeaux l’été dernier, Estelle a même rejoint l’un des principaux outsiders de la D1 ; un nouvel adversaire de taille pour l’OL de Delphine. Et comme pour ne fâcher personne dans la famille Cascarino, le dernier affrontement entre les deux clubs a tourné au match nul. Très proche les deux sœurs ont même été une inspiration pour leur père quand il s’est agi d’écrire un BD sur l’OL (Team d’attaque, disponible sur le site de l’OL). Un ouvrage paru juste avant la Coupe du monde 2019, compétition que seule Delphine a eu la chance de disputer. Mais, il y a fort à parier qu’en se maintenant à son niveau actuel en club, Estelle figurera aux côtés de sa sœur pour la prochaine grande compétition internationale, l’Euro 2021.

Du côté des sœurs Corboz, l’histoire est un peu différente. Nées aux Etats-Unis, c’est d’abord à l’étranger qu’elles ont fait leurs armes. Rachel a connu des débuts universitaires américains, pendant que Daphné remportait le championnat d’Angleterre avec Manchester City en 2016. L’année suivante, cette dernière signait Fleury avant de voir sa sœur la rejoindre un an plus tard. Coéquipières pendant une saison, elles sont désormais rivales. Rachel a, en effet, rejoint le Stade de Reims durant l’été 2019. Un duel qui a pour le moment tourné à l’avantage de Daphné puisque Fleury s’est imposé en terre rémoise en octobre. Prochain round au mois de mai …

Les soeurs Cascarino sous le maillot de l’équipe de France (©Le Parisien)

Ada et Andrine Stolsmo Hegerberg : fusionnelles et inspirantes

Dans un premier temps, les sœurs Hegerberg ont connu une trajectoire similaire : Kolbotn et Stabæek en Norvège puis première expérience à l’étranger à Potsdam. C’est à l’issue de cette expérience allemande que leurs parcours se sont séparés et qu’Ada est devenue l’une des meilleures joueuses du monde en rejoignant l’Olympique Lyonnais. Pour autant, jamais avare de compliments envers sa sœur, elle ne cesse de lui rendre hommage dès qu’elle le peut. Comme après l’obtention du Ballon d’Or en 2018, où invitée sur Canal +, elle déclarait : « C’est grâce à ma sœur tout ce que j’ai vécu (…). Je connais l’importance d’avoir une sœur qui peut t’aider à t’entraîner depuis toute jeune, c’est ta meilleure amie dans la vie. » Très inspirée par leur mère, ancienne footballeuse, les deux sœurs partagent tout… même leurs non-sélections en équipe nationale norvégienne. Véritables stars durant l’Euro 2017 où la télévision norvégienne multi-diffusait un reportage sur leur parcours, elles n’ont depuis plus porté le maillot de leur sélection. En effet, Ada a choisi de la boycotter tant que l’égalité ne serait pas respectée entre les équipes masculines et féminines. Et par ricochet, Andrine n’est depuis plus appelée par le sélectionneur. C’est ce qu’on appelle être unies dans le combat !

Les soeurs Hegerberg (Ada à gauche) avec la sélection nationale norvégienne (©FIFA)

Selina, Elisa et Aita Gasparin : plus fortes à trois !

Et si ces prochaines années, la Suisse devenait LA grande nation du relai en biathlon grâce aux sœurs Gasparin ? Montées trois fois sur un podium de Coupe du monde cette saison – 2 e à Östersund, 3 e à Hochfilzen et 3 e à Ruhpolding – elles terminent deuxième au classement général de la discipline. Accompagnées de Lena Häcki pour compléter le quatuor de relayeuses, elles seront à n’en pas douter, de véritables outsiders pour le titre la saison prochaine. Un petit globe qui serait vécu comme un véritable exploit en Suisse. Mais en termes d’exploit, la fratrie Gasparin n’en serait pas à son coup d’essai. En effet, l’aînée des trois sœurs Selina, avait déjà montré la voie en entrant dans l’histoire nationale de son sport en devenant la première biathète helvète à remporter une médaille aux Jeux Olympiques. Et si elle réitérait cette performance, mais cette fois-ci avec ses sœurs, dans deux ans à Pékin ?

Les soeurs Gasparin (©Ski Nordique)

Michelle et Katherine Plouffe : l’aventure Olympique

Les jumelles Plouffe ont débuté le basket en admirant leur sœur aînée Andréa avec le ballon. Mais si cette dernière a connu un parcours plutôt confidentiel aux Etats-Unis, Michelle et Katherine ont quant à elles eu le bonheur de vivre une des plus belles compétitions en duo : les Jeux Olympiques ! Pour les deux sœurs qui ont toujours eu à cœur de jouer dans des clubs distincts, se retrouver sous le maillot de la sélection canadienne a une saveur particulière, comme le révélait d’ailleurs Michelle à Basket Europe : « Pour moi, avoir pu participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 avec ma meilleure amie était un rêve absolu ! ». Et comme de coéquipières à adversaires il n’y a qu’un pas, on les retrouvait sur les parquets français, chacune dans une équipe en 2018, pour la finale du championnat de France. Si ce duel a tourné à l’avantage du Bourges de Katherine, peut-être que leur prochain affrontement verra Michelle triompher ?

Les soeurs Plouffe (©La Depêche)

Photo à la Une : (@RMCSport)

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