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Tournoi de France : Asseyi, Gauvin et Majri au top, Le Sommer, Katoto et Henry en difficulté

Avec un bilan de deux victoires et un nul face à trois adversaires de prestige, les Françaises ont été solides pour remporter la première édition du Tournoi de France. Voici les principaux Tops et Flops qui ont pu ressortir côté tricolore lors de cette belle semaine.

Les Tops

Viviane Asseyi

Elle a été sans conteste le facteur X de l’effectif lors de ce tournoi. Virevoltante dans ses percussions, précise sur coups de pied arrêtés (elle a inscrit le but de la victoire sur coup franc direct face aux Canadiennes), la Bordelaise, remplaçante face au Brésil et aux Pays-Bas, a prouvé aux yeux de Corinne Diacre qu’elle méritait certainement mieux qu’un statut de joker de luxe. A 26 ans, Viviane Asseyi, auteure d’une saison pleine en Gironde, semble enfin arriver à maturité. Un gros plus pour le futur des Bleues.

Valérie Gauvin

Précieuse pour sa présence physique dans la surface de réparation, la Réunionnaise s’est montrée décisive notamment en inscrivant le seul but de la rencontre face aux Auriverdes. Véritable point d’ancrage de l’attaque tricolore, l’imposante avant-centre de Montpellier (1,73m, 70 kg) a récidivé face aux Pays-Bas en permettant aux Bleues de revenir dans un match très offensif (score final 3-3). Décriée pour son style de jeu atypique, la jeune joueuse de 23 ans (16 buts en 31 sélections) s’est une nouvelle fois montrée d’une efficacité redoutable. Valérie Gauvin et l’équipe de France, ça carbure.

Valérie Gauvin a inscrit deux buts en trois matchs

Amel Majri

De l’or dans les pieds. Latéral gauche de formation, la « Majricienne » a su définitivement convaincre sa sélectionneuse de la faire monter d’un cran sur le terrain. Et c’est un pari réussi. Amel Majri apporte une touche d’aisance technique qui dessert parfaitement l’assise des Françaises dans le cœur du jeu. Positionnée dans un milieu à trois face au Brésil et sur l’aile gauche contre le Canada et les Pays-Bas, la Lyonnaise sait tout faire. Un véritable couteau suisse, devenue indispensable aux Bleues comme à l’OL. Tellement régulière qu’elle ne surprend plus personne.


Les Flops

Eugénie le Sommer

Joueuse la plus capée du groupe Bleue (173 sélections), l’attaquante rhodanienne a clairement manqué de tranchant dans ses prises de balle. Des prestations qui ne correspondent pas réellement à son statut car il s’agit de l’une des meilleures buteuses sur la scène européenne et d’un atout majeur de la sélection nationale. Pour passer un cap dans les compétitions internationales, l’équipe de France aura besoin de ses cadres. Et Eugénie Le Sommer en fait partie. Très souvent blessée cette saison, la numéro 9 tricolore ne parvient pas à revenir à son meilleur niveau et reste toujours à deux unités de record de but avec l’équipe de France, détenu par la légende Marinette Pichon.

Eugénie Le Sommer doit vite se remettre dans le sens de la marche

Marie Antoinette Katoto

Grande absente du groupe lors de la dernière Coupe du monde, la jeune prodige de 21 ans qui enchaîne but sur but en D1 Arkema (16 réalisations cette saison, 90 buts en 100 matches sous le maillot parisien depuis 2015) peine encore à exploiter son immense talent avec les Bleues. Positionnée anormalement bas contre les Pays-Bas, Marie-Antoinette Katoto n’a pas franchement brillé lors de ce tournoi, tentant très peu sa chance au but. Résultat, aucun réalisation sur les trois rencontres. Pour changer définitivement de dimension, la Parisienne doit réitérer ses performances en club avec la sélection , et son adaptation avec le jeu des Bleues doit se faire au plus vite. Mais pas de crainte, l’équipe de France tient sans doute l’une des plus grosses pépites du football féminin actuel. A elle de répondre aux attentes.

Amandine Henry

Contrairement à son habitude, la chef d’orchestre et capitaine des Bleues n’a pas vraiment rayonné dans le cœur du jeu. Empruntée physiquement, trop neutre dans ses prises d’initiative, la Lyonnaise, sur le banc au coup d’envoi face au Brésil, a été remplacée bien avant l’heure de jeu (sortie à la 46è) lors de la dernière rencontre face aux Néerlandaises. Un fait assez rare pour être souligné. Touchée au genou droit il y a trois semaines, Amandine Henry n’a pas montré son meilleur visage lors de ce Tournoi de France. Mais Corinne Diacre le sait : elle aura besoin de sa numéro 6 pour les prochaines échéances. A 30 ans, Amandine Henry est la plaque tournante de l’équipe, sur et en dehors du terrain.

Amandine Henry n’a été que l’ombre d’elle même lors de ce Tournoi de France

Photo à la Une : (@FFF)

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