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D1 Akerma : La nouveauté qui va permettre au football féminin français de s’affirmer encore un peu plus

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la structuration de la première division de football féminin au sein de l’hexagone : en accord avec les clubs et la FFF, l’Association de Football Féminin Professionnel (AFPF) a été créée, avec de nombreux objectifs dans le viseur.

C’est une certitude. Le football féminin prend depuis quelques mois une ampleur médiatique inédite en France, bien aidé par la réussite de la Coupe du Monde 2019. Dans ce contexte favorable, les présidents des clubs de la D1 Akerma ont pris l’initiative de créer une association 100% foot féminin.

Avec à sa tête le président du MHSC Laurent Nicollin, cette nouvelle institution aura comme principal rôle de « développer ce football féminin qui progresse en France et à l’étranger », tout en restant dans la continuité du travail fourni en amont par la Fédération Française de Football : « Ils ont lancé tout le football féminin, le développement des pôles espoirs. Ils ont beaucoup travaillé » rappelle le Bordelais Ulrich Ramé, nommé au bureau de l’association, qui s’est confié auprès de nos confrères de Foot D’Elles.

Sur leur feuille de route, de nombreuses failles à gommer, avec notamment une solution pour faire face à la non-contractualisation des jeunes joueuses mineures dans les clubs français, qui sont par conséquent souvent tentées par un exil à l’étranger.

Ne pas se faire dépasser par la concurrence internationale

L’objectif à atteindre, pour Nicollin et ses confrères, sera de posséder un championnat « haut de gamme en 10 ans ». Car, si aujourd’hui la D1 Akerma fait figure de tête de proue des championnats domestiques en Europe, les présidents de clubs sentent bien que la croissance exponentielle du football féminin peut chambouler la hiérarchie. « C’est même 20% en plus chaque année », affirme Ulrich Ramé, évoquant l’évolution du nombre de licences, les retombées économiques de la Coupe du Monde et le mercato des joueuses.

En attendant, le football féminin français peut sourire. En possédant enfin sa propre institution, il est désormais armé pour s’ouvrir de manière raisonnée à l’exposition médiatique très rapide qu’est en train de vivre le milieu. Et en passe, on l’espère, de rattraper bientôt son homologue masculin.


Photo à la Une : (@PSG)

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