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Savez-vous pourquoi vous courez ?

« Sorties longues », « VMA », « fractionnés », … si ces termes n’ont aucun secret pour vous, c’est que vous pratiquez le running. Mais savez-vous pourquoi ? Vous êtes-vous déjà demandé quelles étaient les raisons qui vous poussaient à enfiler vos baskets chaque semaine ? C’est pour répondre à ces questions que les équipes de Strava – accompagnées du Dr. Blair Evans, spécialisé en psychologie de l’activité physique – ont réalisé une grande enquête sur 25 000 coureurs dans 7 pays. 

Nous vous proposons aujourd’hui de décrypter les principales sources de motivations qui poussent les femmes à courir.

Cinq profils de coureurs mais une motivation commune

Strava (le réseau social des athlètes) a réussi à déterminer grâce à cette enquête qu’il existait cinq types de coureurs : le passionné, l’investi, le coureur fitness, le cérébral et enfin le réfractaire. Si à première vue, les motivations de la première catégorie n’ont rien à voir avec celles de la dernière, il existe pourtant un but commun, qui revient pour tous les coureurs : courir pour être en bonne santé.

Et parmi cet objectif commun, il existe plusieurs sous-catégories. Ainsi, si les Brésiliennes courront pour être en meilleure santé, les Allemandes, elles le feront pour avoir une meilleure image d’elles-mêmes, tandis qu’aux Etats-Unis, c’est le fait de devenir plus fort qui primera quand les Japonaises chercheront, elles, majoritairement à lutter contre leurs angoisses. En France, c’est un condensé de toutes ces raisons qui motive les coureuses à poursuivre leur activité dans la durée.

Les Françaises courent pour atteindre un objectif… mais aussi par culpabilité

Se fixer un objectif et l’atteindre : voilà ce qui donne envie aux Françaises d’enfiler leurs baskets et de parcourir les routes du monde entier. Elles sont, en effet, plus de 54% à en faire leur source de motivation première. Alors qu’à l’échelle du monde, cet objectif ne représente que 42% de la source de motivation des coureuses.

Si en France, la deuxième source de motivation est l’habitude (27%), il est intéressant de se pencher sur le troisième moteur des coureuses françaises : la culpabilité. En effet, elles sont 26% à déclarer courir pour ce motif. Un chiffre bien au-dessus de la moyenne féminine mondiale, située à 18% ou encore de la moyenne masculine française, à 21%.

Alors la culpabilité, un trait de caractère très caractéristique des femmes françaises ? Probablement oui. Car dans le même temps, les Brésiliennes ne sont que… 3% à déclarer courir pour cette raison. Cependant, fait intéressant qui ressort de l’enquête : la culpabilité à tendance à décroître avec l’âge. Ainsi, si les Françaises sont 30% à ressentir cette culpabilité avant 35 ans, elles ne sont plus que 15% au-delà de 55 ans.

Courir pour faire face aux bouleversements de la vie

Autre point important mis en exergue par l’étude Strava : la grande majorité des coureurs a déclaré avoir connu un bouleversement de vie majeur et la course à pied leur a permis de faire face. En France, les bouleversements qui poussent le plus à courir sont les suivants : perte d’un emploi (67%), mariage (57%), enfants ayant quitté le foyer (50%), blessure grave (45%), diagnostic d’une maladie grave (36%), etc.

Et si la coureuse trouve des bienfaits psychologiques dans la pratique sportive, il ne faut pour autant pas oublier également l’aspect social. En effet, en France, on aime courir accompagnées. Que ce soit entre amis, en club ou entre collègues, les femmes privilégient de courir en groupes plutôt que seules. Un chiffre qui a cependant tendance à décroître avec l’âge.

Dans le reste du monde également, la tendance est plutôt à la course en groupe. En Angleterre, on recherchera plutôt la performance en s’entraînant avec un club, quand aux Etats-Unis ou au Brésil, c’est plutôt la course en amis qui est plébiscitée. Seule nation interrogée qui fait exception, le Japon, où la course à pied y est majoritairement pratiquée en solo.

Et si finalement, la course à pied était la discipline individuelle la plus collective ?

Pour découvrir toutes les données de l’étude et comparer vos habitudes à celles des coureurs du monde entier, rendez-vous sur le mini-site dédié : Why we run.


Photo à la Une : (@DR)

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