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LBE: Laura Glauser se confie en exclusivité sur son choix de rejoindre Györ à l’issue de la saison

Après plus de dix saisons passées à Metz, Laura Glauser va quitter la Lorraine à la fin de l’année pour rejoindre Györ. Pour Le Sport Au Féminin, la gardienne de l’équipe de France évoque sa décision. Entretien.

Craignez-vous de ne pas pouvoir dire au revoir aux supporters de Metz ?

C’est sur que j’ai peur de ne pas pouvoir dire au revoir aux Arènes de Metz. Je n’ai pas joué depuis le mois d’octobre. Ça serait vraiment dur de partir comme ça. J’en ai discuté avec quelques filles comme Grâce (Zaadi) qui part aussi et on sait que ça va être compliqué pour nous. Mais je me dis qu’actuellement, il faut relativiser. Si ça se passe comme ça, c’est que ça devait se passer de cette manière. L’année prochaine en Ligue des champions, on a des chances de revenir à Metz. On pourra alors revoir tous les gens du club.

Quels souvenirs garderez-vous de vos nombreuses années messines ?

On a beaucoup travaillé pour en arriver là. Il y a eu des matchs spectaculaires comme d’autres qui nous on fait galérer. On s’est toujours battu du début à la fin. On est une grande famille. Le Final Four reste l’un des meilleurs et pires souvenirs que j’ai eu dans ce club. On attendait cette qualification depuis longtemps et c’était extraordinaire. Mais ça ne s’est pas passé comme on aurait aimé que ça se passe. C’est un souvenir douloureux.

Ça serait un regret de partir sans un nouveau titre ?

Bien sûr. Quand on vient à Metz, c’est pour gagner des titres. Ma saison a été mise en pause à cause de ma blessure au genou puis il y a ensuite eu l’arrêt de la saison imposé en raison du coronavirus. Je ne pense pas pouvoir regagner avec ce club. C’est triste. Tout le monde vient ici pour gagner un titre. Ça peut être une saison blanche alors que cette année était importante pour nous.

Qu’est ce qui vous fait dire que c’était le bon moment pour partir ?

Je sais qu’auparavant, je ne voulais pas partir, car ma fille était trop petite. Je pensais aussi que j’avais encore des choses à accomplir avec Metz et notamment d’aller au Final Four. Ici c’est une grande famille et je ne me sentais pas prête pour partir dans un grand club comme Györ. Je suis maintenant prête pour vivre une nouvelle expérience. C’est compliqué d’en parler, car j’ai du mal à réaliser que je vais partir. Surtout dans ces circonstances. Je pense que c’était l’année où il fallait partir et tenter une expérience à l’étranger.

Györ est le meilleur club du monde actuellement. C’est un rêve de pouvoir porter ce maillot ?

A partir du moment où j’ai commencé à être dans le monde du handball de haut niveau, et que j’ai commencé à jouer la Ligue des champions, ce club m’a toujours fait rêver. C’est l’évolution de Metz. Ils ont la même ligne de conduite, les mêmes valeurs. Je pense que c’est un petit peu comme le grand frère de Metz. Notre président s’entend très bien avec celui de Györ. (concernant les nombreux départs en fin de saison) Le club messin continu de grandir et ça intéresse toujours les grandes joueuses. Quand vous venez jouer ici, c’est pour l’amour du maillot.

Laura Glauser s’est déjà forgé un très beau palmarès avec l’équipe de France

Vous allez faire la paire avec Amandine Leynaud. Sa présence au club a-t-elle impacté votre décision ?

Ma décision avait été prise bien avant. Quand j’ai vu qu’elle restait à Györ, j’étais contente et rassurée. Je vais retrouver des visages que je connais. Avec Amandine, on a une relation assez spéciale. J’étais très contente de sa prolongation.

J’imagine que votre objectif principal sera de remporter la Ligue des champions ?

Comme à Metz, l’objectif d’un club comme Györ est de gagner tous les matchs et toutes les compétitions. Cette équipe veut notamment gagner Ligue des champions. Le championnat hongrois est aussi très relevé. Je sais que c’est un championnat très dense.

D’un point de vue plus personnel, comment appréhendez-vous la vie hongroise ?

Je ne me suis pas vraiment trop projeté sur cette nouvelle vie. Je me dis que si je pars avec ma petite famille, ça sera ma base à moi. Ça sera une belle aventure pour nous, car ça nous fera une expérience commune en plus. Je n’appréhende pas trop pour le moment.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

Le report des Jeux Olympiques est avantageux par rapport à ma blessure. Ce qui m’importait, c’était d’être soulagée pour les sportifs qui se préparaient dans ces conditions. Ça me laisse aussi un peu plus de temps pour être prête pour cette compétition. Il faut espérer que je joue et surtout que je ne me blesse pas.


Photo à la Une : (@LFH)

Timothée de Fraguier

Passionné de sport féminin depuis ses débuts dans le journalisme, Timothée de Fraguier a décidé de rejoindre l'équipe du Sport Au Féminin en septembre 2019. Aujourd'hui rédacteur pour notre site internet, il apprécie la mise en avant des résultats sportifs féminins.

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