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Elodie Thomis (ex-OL) : « Je suis partie au moment où le foot m’a dégouté »

Ancienne montpelliéraine et lyonnaise, Élodie Thomis s’est confiée en exclusivité sur son quotidien pendant le confinement, l’évolution du football féminin et sa reconversion professionnelle depuis sa retraite en 2018. Extraits.

Cinq Ligue des champions, onze championnats nationaux, sept Coupes de France. C’est, entre autres, le palmarès d’Elodie Thomis. Incontournable avec l’OL (276 matchs), elle l’a longuement été avec les Bleues également. (141 sélections). L’ancienne Montpelliéraine et Lyonnaise se confie.

Le confinement

« J’arrive à m’occuper, je me lève tôt, je fais mon sport. Comme tout le monde on s’occupe hein ! On regarde des films et des séries. La chance que j’ai c’est que j’ai une activité sur laquelle je travaille régulièrement. Je travaille avec deux collègues à moi sur l’élaboration de petites vidéos. Je suis encore en relation avec beaucoup de joueuses, surtout des Lyonnaises donc je fais des vidéos avec elles, je leur pose des questions sur leur quotidien… Je me charge aussi du montage vidéo donc ça me prend un peu de temps, c’est important d’avoir une activité dans des temps comme ça ! Le plus important c’est la santé. C’est dur pour pas mal de filles que je sais mordues de foot, même financièrement c’est dur, elles sont dans le flou pour le moment. »

Son « dégout » du foot

« Je pense que je suis partie au bon moment. Le foot ça ne me manque absolument pas, j’avais besoin de faire autre chose. J’étais arrivée à une période ou j’étais dégoutée du football. Je n’avais plus envie de m’entraîner, les matchs m’emballaient plus autant qu’avant, je ne pouvais plus sentir la pelouse. Même aujourd’hui je ne ressens aucun vide. Même si y a un Barca-Real à la télé je ne regarde pas, faut que je fasse autre chose. C’est pour ça qu’aujourd’hui je suis restée « proche » du monde du football par mes connaissances, mais sans plus. »

Sa reconversion professionnelle

« J’ai rapidement pensé à ce que je ferai après ma carrière. Pour moi c’était vraiment super important de savoir ce que serait ma vie après le football, je devais avoir un plan. J’ai toujours été attirée par l’image, porter un appareil, une caméra et faire des choses avec ça m’a toujours plu. A Lyon, on a la chance d’avoir OLTV, je suis allé les voir je leur ai fait part de mon projet. Ils m’ont beaucoup aidé, ils m’ont fait faire un stage d’une semaine avec les équipes du club, j’ai pu voir tous les métiers : cadreur, monteur et même journaliste. C’est vraiment camérawoman qui m’a plu et c’est ce que j’ai envie de faire. Aujourd’hui j’ai pu monter ma propre entreprise, j’ai envie de faire autre chose que du foot, aller sur le terrain avec ma caméra. »

L’évolution du foot féminin

« Aujourd’hui, si le foot féminin est ce qu’il est, c’est en partie grâce à deux présidents : Jean-Michel Aulas et Loulou Nicollin, paix à son âme. Ils ont fait énormément pour le football féminin. On voit aussi de plus en plus de grands clubs européens se lancer dans le football féminin, je pense à Barcelone en Espagne qui commence à se développer ou l’Angleterre avec Arsenal. Ça va faire de la concurrence pour l’OL même s’ils sont déjà un peu en avance. Ça ne peut que faire du bien à tout le monde. Laure Boulleau, Jessica Houara d’Hommeaux etc. C’est des filles qui sont parfaites dans ce qu’elles font à la télévision, elles portent notre sport et elles sont un exemple pour les plus jeunes. Je ne me vois pas faire ça mais j’ai envie de donner l’exemple aussi aux plus jeunes, elles doivent penser à leur future reconversion le plus tôt possible, pour ne pas se retrouver sans rien. »


Photo à la Une : (@DR)

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