Handball

Eszter Hodosi (Bergerac Périgord Pourpre Handball) – « En France, on manque parfois de rigueur »

Joueuse d’expérience au sein du Bergercac Périgord Pourpre Handball, la Hongroise s’est longuement confiée pour Le Sport au Féminin. Sa place dans l’équipe, sa vision sur la mentalité française, celle qui est une cadre de Bergerac depuis des années n’a éludé aucun sujet dans nos colonnes. Entretien.

Arrivée en 2009 depuis la Hongrie, Eszter Hodosi est une joueuse d’expérience. Surprise par plusieurs choses lors de son arrivée dans l’Hexagone, la joueuse hongroise est d’une sincérité frappante sur son parcours. Entretien.

« Au club, tout le monde a confiance en moi »

Je suis arrivée en France en 2009 et c’est ma neuvième saison avec Bergerac. J’ai eu une proposition avec Saint-Amand mais ça s’est mal passé. On ne s’entendait pas du tout avec le président. Je suis donc revenue à Bergerac. Aujourd’hui je suis une cadre de l’équipe de par mon expérience et mon âge. Mes coachs me disent très souvent que je suis le « moteur » de l’équipe. J’ai la mentalité hongroise, le sport c’est ma vie et ma famille. Au club, tout le monde a confiance en moi, les filles et le coach. C’est l’essentiel.

« Je viens d’un pays où la vie est difficile »

En Hongrie je jouais en D1. C’était assez compliqué d’arriver dans un plus petit club avec un aspect plus familial. Il y a certaines choses qui me gênent un peu en France. A notre niveau, j’ai l’impression que parfois il y a un manque de structure, de cadre. Le bénévolat c’est bien, mais parfois je trouve que cela manque de rigueur ! Je viens d’un pays où la vie est difficile. En France, certains ne comprennent pas la chance qu’ils ont de vivre de leur sport. Pourtant, c’est beau de vivre de sa passion. En France on doit être beaucoup plus rigoureux à plusieurs niveaux.

« Je crois que j’ai attrapé le Covid en octobre ! »

On a eu une saison difficile. Notre coach de la saison dernière est parti et celui qui l’a remplacé n’avait pas les diplômes nécessaires. A cause de ça, on a pris des points de pénalité. Personnellement, je pense avoir fait une bonne saison. J’ai eu une grosse maladie, je crois que j’ai attrapé le Covid en octobre ! L’année prochaine, il faudra qu’on reconstruise les bases du club. Notre coach part chez les garçons et on perd notre gardienne. On verra bien les ambitions du club, mais j’aimerais terminer ma carrière sur une bonne saison.


Photo à la Une : (DR)

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