RugbyRugby : Elite 1

5 questions à… Flavy André (Blagnac Rugby Féminin)

La première-ligne du Blagnac Rugby Féminin, Flavy André, s’est confiée pour Le Sport au Féminin sur la saison de son club et sur les difficultés rencontrées, tout en se projetant sur l’année prochaine. Extraits.

À 28 ans, Flavy André a une vie bien remplie. En plus d’être l’une des cadres de Blagnac, elle siège également au Conseil Départemental de la Haute-Garonne en tant que secrétaire. Sur le terrain de rugby dès l’âge de 12 ans, la seconde ligne de formation n’aura connu qu’un club, le Blagnac Rugby Féminin. Pur produit du centre de formation, Flavy André est largement revenue sur la belle saison de son club, troisième avant l’arrêt prématuré du championnat.

Quel regard portez-vous sur la saison de votre club ?

On a réalisé une superbe saison jusqu’à l’interruption dû au Covid-19. En effet, cette pandémie a eu un impact direct car les phases finales sont été annulées… La malédiction continue ! Cela fait 5-6 fois que notre parcours s’arrête en demi-finale. Cette année, le groupe a redoublé d’efforts et on était toutes focalisées pour atteindre la finale et la gagner !

A titre personnel, comment jugez-vous votre saison ?

J’ai commencé la saison avec des douleurs que je n’avais jamais eu auparavant au niveau des fessiers et des adducteurs. Je pensais devoir stopper ma carrière cet été. Néanmoins, cette saison, les entraînements se sont intensifiés et on a beaucoup travaillé la technique au niveau de la mêlée. Grâce à ces efforts, j’ai réalisé une de mes meilleures saisons. J’ai même été appelée pour réaliser ⅔ des entraînements avec l’équipe de France. Malheureusement, suite à cette pandémie, je ne pense pas être rappelée dans le futur. 

Quels sont les ambitions du Blagnac Rugby Féminin pour la saison prochaine ?

Nos ambitions sont clairs, accéder au minimum à la finale du championnat. Dans le groupe, on est cinq ou six à avoir réalisé l’ensemble des phases finales depuis le début et on est toutes frustrées de perdre en demi-finale chaque année… On espère que l’année prochaine sera la bonne et pour cela, on va s’en donner les moyens en redoublant nos efforts aux entraînements.

Que pensez-vous de la nouvelle formule du championnat ?

Je pense que cette nouvelle formule peut être très positive pour nous. En effet, avec quatre poules de quatre et par la suite des playoffs, on aura moins de matchs à bas niveaux. Cela peut permettre à l’équipe de progresser davantage au cours des matchs. Cette formule a aussi été créée car elle permet de nombreuses possibilités d’adaptations au cours de la saison.

Que pensez-vous de l’ascension du rugby féminin ces dernières années ?

C’est une ascension fulgurante. Quelques clubs comme le Stade Toulousain ou Montpellier proposent aujourd’hui des contrats professionnels aux joueuses. L’équipe de France, elle aussi, professionnalise ses joueuses. C’est une bonne chose pour ce sport qui se médiatise de plus en plus au fil des années. Au niveau des caractéristiques, j’ai revu hier avec mon copain la demi-finale que nous avons joué en 2015 face à Montpellier et les différences sont flagrantes. Il y a une grande évolution sur plan physique mais surtout sur le plan technique.


Photo à la Une : (@Serge Gonzales)

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