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Charline Pichon (voile) : « Je peux me concentrer à nouveau sur la préparation olympique »

Alors qu’elle devait mettre un terme à sa carrière sportive à l’issue des Jeux Olympiques de Tokyo cet été, Charline Pichon a décidé de continuer une année supplémentaire, bien déterminée à participer aux JO en 2021. Première française qualifiée pour Tokyo, la navigatrice s’est confiée pour le site officiel des JO. Extraits.

Les Championnats du monde 2020

« En Australie, ça a été la dernière compétition avant le confinement. On a juste appris au début que les athlètes chinoises étaient restées confinées dans leurs pays. Mais franchement, nous ne nous attendions pas à ce qui s’est passé ensuite. Fin février, nous ne savions pas de quoi il retournait vraiment. Ça a été de super championnats, disputés dans de super conditions. Je suis rentrée début mars, nous avons eu quinze jours « normaux » de récupération puis, alors que nous devions retourner sur l’eau, ça a été le confinement. »

Le report des JO

« Dans un premier temps, le report des Jeux, c’est un peu décevant quand on est à quatre mois de l’évènement, qu’on vient de terminer deuxième des Championnats du monde, qu’on se trouve dans la dernière ligne droite, qu’il n’y a plus beaucoup de points à régler… bref, qu’on est bien. C’est difficile de se dire qu’il va falloir en remettre pendant un an et demi. Mais le report est bienvenu, car si les Jeux avaient eu lieu en juillet, cela aurait été difficile en termes d’équité par rapport aux autres athlètes, sans savoir ce qu’ils ont pu faire ou ne pas faire. Évidemment, au niveau sanitaire, le report était la bonne décision à prendre. Maintenant, ne sachant pas de quoi sera faite l’année que nous avons devant nous, il va falloir s’adapter en permanence. Cela n’a jamais existé dans toutes les annales sportives. Nous n’avons pas encore de planning, nous ne savons pas ce qui nous attend concernant le programme des compétitions dans l’année qui vient. »

Son confinement

« Je n’ai pas eu beaucoup la tête à la planche à voile. C’est une période un peu perturbante. Heureusement que j’ai ce projet professionnel d’ouvrir un cabinet de kinésithérapie avec tout ce que j’ai appris durant ma carrière sportive. C’est ambitieux, c’est parfait à la suite de ma première vie. Pendant le confinement, j’ai commencé à réfléchir aux plans, à faire l’architecte, c’était cool de se retrouver dans ce nouveau parcours du combattant, je n’ai pas eu le temps de cogiter. C’est très bénéfique. Maintenant que j’ai tout mis en place pour mon projet professionnel, je peux me concentrer à nouveau sur la préparation olympique. »


Photo à la Une : (@DR)

Romain Boisaubert

Romain est le fondateur du média Le Sport au Féminin, directeur de la publication, de la rédaction et du développement. Bercé par les exploits sportifs depuis son enfance, Romain s'est naturellement tourné vers le journalisme. Passé par l'Espagne et par les rédactions du Figaro et de Nice-Matin, ce Niçois de vingt-quatre ans a décidé de se lancer dans l'aventure du sport féminin, en imaginant officiellement "Le Sport au Féminin" le 25 février dernier. Romain collabore également pour le Racing Club de Grasse, dont il est le responsable de la communication, et pour Monaco Tribune, où il est en charge des sports.

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