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Sarah Abitbol sur Didier Gailhaguet : « Il a été le patron pendant vingt ans de cette Fédération où l’omerta régnait »

Il y a de cela quelques mois, Sarah Abitbol a retourné le monde du patinage artistique avec ses révélations. Dans une interview donnée au Parisien samedi, l’ancienne patineuse a trouvé « honteux et indécent » que l’ex-président de la FFSG réclame une compensation financière suite à sa démission.

Didier Gailhaguet a sûrement été la personne la plus impactée par les déclarations de Sarah Abitbol. Quelque temps après la publication de « Un si long silence », le président de la FFSG, en poste depuis 2007, avait été contraint de démissionner. Dans son interview accordée au Parisien, l’ancienne athlète a estimé « honteuse et indécente » la dernière demande de l’ancien dirigeant. Didier Gailhaguet a effectivement reclamé une indemnisation de 300.000 euros à Roxana Maracineanu. Il accuse en effet la ministre des Sports de l’avoir poussé à la démission en février dernier. Sarah Abitbol n’a pas tardé à réagir et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas mâché ses mots : « Ça montre son ego surdimensionné et le personnage qu’il est. Il a été le patron pendant vingt ans de cette Fédération où l’omerta régnait ».

« Nous n’avons pas eu droit à un petit mot »

Sarah Abitbol garde tout de même quelques regrets. La multiple championne de France s’est montrée déçue que la nouvelle présidente de la FFSG, Nathalie Péchalat, n’ait pas pris contact avec elle : « Nous n’avons pas eu droit à un petit mot, juste quelque chose pour dire que l’on pense à nous ou demander de nos nouvelles. Après, peut-être qu’elle le fera plus tard, elle doit avoir beaucoup de choses à faire dans cette Fédération ». La native de Nantes a toue de même tenu à donner un petit conseil à la nouvelle présidente : « Nathalie peut faire du très bon travail, c’est une ancienne sportive de haut niveau très intelligente et très travailleuse. Je pense juste qu’elle va devoir vraiment nettoyer la Fédération en profondeur. Certaines personnes encore en place sont trop liées à ce qu’il s’y est passé ». À bon entendeur.


Photo à la Une : (@DR)

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