Tennis

Inégalités salariales dans le tennis : Marion Bartoli (re)monte au créneau

Au coeur d’une polémique depuis quelques jours après un passage dans Tennis Major, Marion Bartoli a renouvelé ses propos ce 31 mai 2020 sur RMC Sport. La lauréate de Wimbledon en 2013 s’est à nouveau exprimée sur les inégalités salariales dans le tennis, pointant du doigt la répartition des dotations mais aussi le double.

« Il y a beaucoup de personnes qui ont mal interprété mes propos », s’est défendue la Française de 35 ans. «Je ne comprends pas toutes ces compétitions de double», avait-elle lâché quelques jours auparavant. L’ancienne joueuse proposait alors de réduire le nombre de doubles pour offrir plus de prix aux joueuses et joueurs de simple. Des paroles qui avaient fait bondir Nicolas Mahut, numéro un mondial en double.

Réduire les écarts de gains

Marion Bartoli a d’abord réitéré ses propos concernant la répartition économique en désignant notamment les tournois du Grand Chelem. «Un premier tour des qualifications va gagner 5000 dollars contre quatre millions pour le vainqueur. Peut-on répartir mieux les richesses ?», s’est-elle offusquée. L’ex-numéro 7 mondiale a également pointé le gouffre économique abyssal entre les tout meilleurs ( Selon Forbes, Roger Federer est le sportif le mieux payé sur une année avec 106 millions de dollars) et le 150ème mondial qui « n’arrive pas à vivre de son sport ».

« Je ne veux pas enlever le double du tennis »

Pour mettre en place cette répartition des richesses, Bartoli a une nouvelle fois proposé de « réduire les tableaux des tournois de double pour, peut-être, donner moins aux vainqueurs et ainsi donner plus aux joueurs en simple». Devant la réaction de Nicolas Mahut elle a cependant assuré ne pas vouloir supprimer le double. Pas sûr que ces nouveaux propos soient mieux accueillis par le tennisman français.

Cette montée au créneau de Marion Bartoli fait écho à de nombreuses voix qui s’élèvent concernant les inégalités économiques dans le tennis. Un des derniers exemples en date, le témoignage émouvant en mai 2020 de la jeune joueuse algérienne Inès Ibbou. La 620 ème mondiale avait alors directement apostrophé le numéro 3 mondial Dominic Thiem qui avait refusé de soutenir financièrement les mal classés, mettant en doute leur professionnalisme.


Photo à la Une : (@AFP)

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