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Bilan – Ligue A : Mougins, une saison galère sauvée par le gong

À partir de ce vendredi et jusqu’à la fin du mois d’août, Le Sport au Féminin revient sur la saison de Ligue A. On débute avec le Municipal Olympique Mougins, treizième du dernier championnat.

Mougins n’a pas terminé lanterne rouge de Ligue A, mais c’est tout comme. Et pour cause, seule la jeune équipe France Avenir 2024 a terminé derrière les Mouginoises. Cette équipe, engagée en première division depuis maintenant deux saisons et véritable pépinière du volley féminin français, n’a en effet inscrit que deux points, mais ne peut pas être reléguée à l’échelon inférieur. Ce statut particulier a pour but de confronter de très jeunes joueuses françaises au plus haut niveau en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024. Retour sur la saison difficile du M.O. Mougins.

Un début de saison catastrophique

Pour la première saison de son histoire en première division, le M.O. Mougins avait terminé à une prometteuse dixième place en 2018-2019, laissant entrevoir de belles ambitions. Mais l’an deux de son histoire professionnelle ne s’est pas déroulé comme prévu. La faute notamment à un début de saison cataclysmique avec une seule victoire lors de la phase aller face à la modeste équipe de France Avenir 2024 avant d’enchaîner dix-huit défaites de suite en championnat. Seule une victoire en huitièmes de finale de la Coupe de France face à Saint-Raphaël viendra apporter une infime parenthèse positive, avant une sèche élimination en quarts face à Venelles.

Erreurs de recrutement et blessures à la pelle

Plusieurs raisons expliquent ce passage brutal de très bonne surprise du championnat à une équipe à l’agonie. Tout d’abord des erreurs au niveau du recrutement confessées par le président du M.O.M. lui-même. Frédéric Pastorello expliquait fin février dans Nice-Matin regretter certains recrutements. L’Américaine Amber Witherspoon, arrivée en mai 2019, mais repartie avant le début de la saison, et la Canadienne Taija Thomas, qui a quitté le club à la fin de la phase aller, sont notamment pointées du doigt.

Le club des Alpes-Maritimes n’a également pas été épargné par les blessures tout au long de la saison avec notamment celles de Marija Slavulj, Amélie Lautric ou encore Alisée Cambérabero. « La faute à pas de chance » pour le président Pastorello. Malgré un espoir retrouvé avec trois victoires en deuxième partie de saison et le prêt en tant que joker médical de la jeune Serbe Katarina Jovic en provenance du voisin du Cannet, les Mouginoises resteront scotchées à la treizième place synonyme de relégation jusqu’à la suspension de la saison le 13 mars.

Un maintien acquis après un long combat administratif

Après le nouveau prolongement du confinement le 8 avril dernier, la Ligue Nationale de Volley (LNV) avait alors décidé de stopper définitivement le championnat, précipitant Mougins en deuxième division. Le club azuréen, qui restait alors sur une belle dynamique, était revenu à cinq points de la douzième place et possédait encore une petite chance de maintien à deux journées de la fin du championnat. Mais après un combat acharné et un recours devant le CNOSF (Comité National et Olympique Français), le président Pastorello et son club ont obtenu leur maintien en Ligue A et joueront donc leur troisième saison consécutive dans l’élite. Dans un championnat qui pourrait bien se disputer avec quinze équipes.

Une treizième saison pour Tari et un mercato ambitieux

Le maintien en poche, les filles de Marie Tari sont désormais tournées vers la saison prochaine. La seule femme coach du championnat a d’ailleurs rempilé pour une treizième saison de suite sur le banc mouginois. Elle a été imitée par la centrale de l’Équipe de France Pauline Martin, la soeur de Clara Martin, qui devient capitaine pour sa deuxième saison au club. Mais c’est du côté des transferts qu’il faut se tourner pour se rendre compte de l’ambition du projet azuréen. Si le club a essuyé les départs de sa jeune libéro Alisée Cambérabero et de sa passeuse et capitaine Margot Le Moigne, ce ne sont pas moins de six recrues qui sont déjà arrivées sur la Côte d’Azur. Les deux dernières en date, l’expérimentée passeuse péruvienne Zoila La Rosa en provenance de Marcq-En-Baroeul et la centrale américaine Oni Lattin qui débarque de Chamalières.

Reste maintenant à Marie Tari de réussir à faire prendre la mayonnaise à ce groupe. Pour le M.O. Mougins, l’objectif prioritaire sera d’abord d’assurer le maintien la saison prochaine avant pourquoi pas de s’installer durablement en Ligue A et de se faire une place aux côtés de son voisin mastodonte du RC Cannes.


Photo à la Une : (@M.O. Mougins)

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