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Corinne Diacre : « J’ai eu des émotions fortes pendant cette Coupe du monde »

Comme sa capitaine Amandine Henry, la sélectionneuse des Bleues est revenue pour le site de la FIFA sur la Coupe du monde féminine de football en France, un an après.

« Un rêve devenu réalité ». Voilà comment Corinne Diacre décrit l’entrée en lice de l’Équipe de France dans sa Coupe du monde il y a un an au Parc des Princes devant plus de 45 000 spectateurs. « C’était juste phénoménal. On en rêvait quand on était devant notre télé et quand on voyait ce qu’il se passait autour de l’équipe de France masculine ». Si la ferveur l’a enthousiasmée, la coach de 45 ans n’en oublie pas pour autant le côté sportif.

Des regrets sur le résultat

Malgré l’engouement provoqué par les matchs des Bleues et notamment le huitième de finale remporté en prolongation face au Brésil, l’élimination dès les quarts de finale face aux États-Unis laisse un goût amer à l’ancienne défenseure de Soyaux. « Certaines joueuses sont rentrées avec trop de pression dans ce match, et il y a eu un enchaînement d’erreurs en début de rencontre… C’est ça qui nous plombe. Il nous a manqué cette faculté à y croire jusqu’au bout » a-t-elle regretté. Mais la technicienne reste déterminée à atteindre ses objectifs et à faire de la France une place forte du football mondial. « Il nous manque cette habitude de figurer toujours dans le dernier carré. Mais on va y arriver, on travaille pour ça. »

Elle reste inflexible face à la pression médiatique

Si la tenue du Mondial en France a provoqué un large engouement de la part des supporters, il a aussi focalisé l’attention des médias. Une pression médiatique avec laquelle l’entraîneure des Bleues n’a aucun problème. « On nous avait promis le même traitement que les garçons. À partir de là, on ne pouvait pas être surpris. C’est vrai qu’il y a de plus en plus de sollicitations médiatiques, mais ce n’est pas une ancienne joueuse des années 1990-2000, qui a connu le quasi-anonymat du foot féminin, qui va s’en plaindre. Ce serait faire injure à nos aînées, aux générations précédentes, qui se sont battues pour cette reconnaissance. Après, la médiatisation a ses avantages et ses inconvénients et il faut l’accepter. »

Pendant cette Coupe du Monde, la Nordiste de naissance avait également reçu de nombreuses critiques sur son langage corporel. Elle était notamment accusée d’être fermée et imperméable à toute émotion. L’ancienne coach de Clermont répond. « J’ai eu des émotions fortes pendant cette Coupe du Monde, notamment au moment de la Marseillaise avec tout le public qui chante. Après, c’est une compétition et on ne peut pas s’éparpiller. On m’a trouvée souvent fermée. C’est surtout que j’étais très concentrée sur notre objectif, focalisée sur ce qu’il se passait sur le terrain. On ne peut pas se permettre de s’échapper ne serait-ce qu’un instant et contempler le public. Chez moi, la concentration peut faire que je suis fermée, peut-être encore plus que d’habitude. » Après un confinement dédié à la réflexion et à la remise en question, elle laisse derrière elle l’échec de 2019 et se tourne désormais vers le futur de l’Équipe de France.


Photo à la Une : (@FFF)

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