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Diandra Tchatchouang : « Le challenge, c’est le vivre ensemble et nous en sommes loin »

La basketteuse internationale française, originaire de Seine-Saint-Denis, a décidé de donner de la voix pour « un combat qui [lui] tient à coeur », la lutte contre le racisme et les violences policières. Elle a expliqué son point de vue dans un entretien accordé au Parisien.

« Il faut sanctionner et éduquer les gens contre toutes les formes de racisme. » Cette phrase résume le combat mené par Diandra Tchatchouang. À 28 ans l’ailière internationale a remporté deux titres de championne de France avec Bourges et trois titres de vice-championne d’Europe avec les Bleues. Les combats, elle connaît. Mais celui qu’elle mène depuis de nombreuses années va bien au-delà du sport.

Un combat de longue date

Si le sujet est plus que d’actualité avec le soulèvement populaire aux États-Unis après la mort de Gorge Floyd, la native de Villepinte se bat contre le racisme et les violences policières depuis des années. Elle réalise même des podcasts baptisés « Super Humains » dans lesquels elle donne la parole à des acteurs engagés du monde du sport sur des sujets divers. « Je n’ai pas entamé ce combat avec le drame de George Floyd. Je le dénonce depuis des années. Quand j’ai appris qu’il y avait une manifestation à Montpellier en soutien à la famille d’Adama Traoré pour une quête de vérité, il était impossible de rester sans rien faire. Je suis donc descendue dans la rue. C’est important que des voix s’élèvent pour montrer la gravité du problème», a martelé la jeune femme.

« Cela ne doit pas rester sous silence. Il faut que ça cesse. »

Pour la joueuse tricolore, racisme et violences policières sont liés mais elle ne veut pas généraliser, elle avoue d’ailleurs ne jamais avoir eu de problème avec les forces de l’ordre. « Je ne suis pas en train de dire que la police, que je respecte, est raciste. Mais il y a hélas des policiers qui le sont et qui n’ont rien à y faire. Cela ne doit pas rester sous silence. Il faut que ça cesse. Je n’ai pas été victime personnellement de racisme ou de violences mais je connais des personnes qui ont peur. »

Si elle n’est pas la seule sportive à s’engager, Diandra Tchatchouang constate une « timidité » et « une crainte des réseaux sociaux » dans le monde du sport. Son témoignage montre encore tout le chemin qui reste à parcourir en France. « Je me fais massacrer sur les réseaux sociaux par des personnes qui ne comprennent pas l’importance du combat contre l’injustice. Tant pis. Le challenge, c’est le vivre ensemble et nous en sommes loin. » Un challenge de plus pour la championne française.


Photo à la Une : (@postup.fr)

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