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Bilan – Ligue A : Chamalières, jouer plus que le maintien

Tous les vendredis jusqu’à la fin du mois d’août, Le Sport au Féminin revient sur la saison de Ligue A. Deuxième volet avec le VBC Chamalières, douzième du dernier championnat.

Arrivé en première division pour la première fois de son histoire lors de la saison 2015-2016, le VBCC a d’abord fait l’ascenseur avant de finalement réussir à se maintenir à trois reprises. En 2018, alors lanterne rouge du championnat, le club auvergnat avait profité de la relégation administrative d’Évreux avant de prendre la dernière place de non relégable lors des deux dernières saisons. Chamalières est donc habitué aux joutes du maintien. Et cette saison n’a pas dérogé à la règle.

Une avance considérable sur le maintien avant un relâchement

Et pourtant, ce maintien était quasiment acquis dès le mois de février lorsque les filles d’Atman Toubani comptaient pas moins de treize points d’avance sur Mougins. Car si les Chamaliéroises ont terminé la phase aller avec trois victoires et quelques défaites accrochées, elles ont pu compter sur le parcours désastreux des Azuréennes. Elles n’ont d’ailleurs jamais été dans le coup pour une qualification en playoffs, accusant déjà neuf points de retard sur la huitième place à la mi-saison. Mais avec une phase retour ponctuée de seulement deux victoires, le VBCC a vu revenir comme une balle dans ses rétroviseurs les Mouginoises. Les treize points d’écarts entre les deux clubs ont alors fondu jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que cinq au soir de la suspension du championnat, sauvant Chamalières d’une éventuelle désillusion.

Un collectif qui a eu du mal à se mettre en place

Avec douze joueuses à disposition du groupe professionnel, Atman Toubani possédait une belle profondeur d’effectif et un gros potentiel à exploiter. Mais le coach auvergnat n’aura jamais réussi à mettre en place une réelle cohésion chez ses joueuses. Certes, de nombreuses blessures sont venues enrayer le collectif puydômois. On pense notamment à celles concernant Oni Lattin, Sandra Szaboova, Anne-Laure Margirier ou encore Lisa Jeanpierre, qui se sont tour à tour absentées, ralentissant ainsi la progression collective de l’équipe. Mais comme l’a admis Anne-Laure Margirier chez nos confrères de La Montagne, « c’est vraiment le collectif qui a pêché. Sur le terrain, il n’y avait pas de vie, pas d’âme ». Des mots forts qui en disent long sur la saison collective des Panthères.

Un mercato agité

Dès la fin de saison et le maintien acté, le club du Puy-de-Dôme a enregistré la bagatelle de six départs et non des moindres. Ainsi quittent le navire la libéro titulaire des deux dernières saisons Anne-Laure Margirier partie à Saint-Raphaël avec la volonté d’« aller chercher les playoffs », mais aussi la prometteuse américaine Leah Hardeman, huitième meilleure marqueuse du championnat. Les compatriotes de cette dernière Victoria Young et Oni Lattin ainsi que la Slovaque Sandra Szaboova ne sont pas non plus conservées. Kathleen Gates, autre cadre du groupe, fait elle une pause dans sa carrière pour se consacrer à d’autres projets professionnels.

Pour compenser ces départs, seules deux arrivées ont pour le moment été enregistrées. La Néerlandaise de 26 ans Nynke Oud vient renforcer le poste de passeuse et la très jeune internationale française Juliette Gelin (19 ans) débarque au poste de libéro. Un choix loin d’être étonnant puisque Chamalières mise beaucoup sur la jeunesse. D’où les prolongations de la libéro Alex Merle (19 ans), de la pointue Estelle Adiana (23 ans), mais aussi de sa compatriote Camerounaise Yolande Amana Guigolo (22 ans) à la passe. Enfin, une très bonne nouvelle est venue rassurer les supporters chamaliérois puisque l’emblématique capitaine du club Christelle Tchoudjang Nana, sixième meilleure marqueuse de LAF, rempile pour une onzième saison en Auvergne.

Si Atman Toubani a l’habitude de voir son effectif grandement remanié en début de saison, l’entraîneur va devoir faire preuve de pugnacité pour réussir à compenser cette instabilité. Car seul un collectif bien huilé permettra au VBCC de commencer à regarder vers le haut. Et ne plus se concentrer uniquement sur le maintien.


Photo à la Une : (@VBCC)

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