TennisTennis : WTA

Tennis – US Open : Le protocole envisagé interroge

Alors que la tenue de l’US Open à la fin de l’été est toujours en suspens, des conditions strictes sont envisagées dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Une organisation qui pose question chez les participant(e)s.

L’organisation du Grand Chelem n’en finit pas de faire parler. Alors que le circuit est interrompu depuis plus de deux mois en raison de la crise sanitaire, l’ATP s’est entretenue ce mercredi par réunion vidéo avec 420 joueurs pour aborder les conditions de reprise de la saison. La question des modalités de tenue de l’US Open a largement été abordée.

Plusieurs scénarios envisagés

Comme annoncé il y a quelques jours par le New York Times, le masters 1000 de Cincinnati pourrait être délocalisé à New York et se tenir juste avant l’US Open. Cela entraînerait une réduction du tableau du Grand Chelem américain avec une suppression des qualifications et une diminution du nombre de paires de doubles à 24. Pour compenser, deux millions de dollars seraient partagés entre les joueuses et les joueurs victimes de ces suppressions. Un autre cas de figure mènerait à la suppression du tournoi de Cincinnati, ce qui permettrait de récupérer un tableau complet à l’US Open. Enfin le dernier scénario envisagé serait l’annulation pure et simple du Grand Chelem new-yorkais.

Si sa tenue devait avoir lieu, un protocole sanitaire strict serait alors mis en place. Matchs à huis clos, résidence à proximité, prise de tous les repas au stade, port du masque et distanciation physique ou encore tests réguliers, les contraintes seraient nombreuses pour les joueuses et les joueurs.

« Le protocole est très difficile à appliquer »

Ces mesures envisagées n’ont pas manqué de faire réagir. L’entraîneur de Simona Halep, l’Australien Darren Cahill, a notamment fait part de son scepticisme. « Le protocole est dur, très difficile à appliquer et chaque joueur aura son opinion sur la question. Je suis pratiquement certain que ça ne passera pas avec Simona. Il faudra prendre un avion depuis la Roumanie, passer quatre semaines dans un même hôtel à New York et n’avoir qu’une seule personne avec elle. Alors que d’habitude vous avez un physio, un sparring, un entraîneur et peut-être un ou deux coaches. », a-t-il expliqué. Si cette organisation inquiète le coach de la numéro deux mondiale, il a conscience de la difficulté de la situation et garde bon espoir pour la suite. « Nous voulons tous reprendre le boulot et espérons que le tennis redémarrera bientôt. Je sais que l’organisation de l’US Open fait son maximum. Plus ça ira et plus, je pense, de restrictions seront levées », a-t-il conclu.


Photo à la Une : (@Wikipédia)

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer