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Pernille Harder et Magda Eriksson, égéries LGBT malgré elles

En couple dans la vie, Pernille Harder et Magdalena Eriksson sont devenues de véritables icônes de la communauté LGBT dans le football. Tout est parti d’une simple photo d’un de leur baiser. Les deux joueuses se sont confiées pour la FIFA sur leur nouveau rôle de « porte-étendard ».

Tout a commencé pendant la Coupe du Monde 2019 en France. La Suède vient de battre le Canada et valide son ticket pour les quarts de finale de la compétition. À l’issue de la rencontre, la défenseure suédoise Magdalena Eriksson va dans les tribunes embrasser sa compagne dans la vie, l’internationale danoise Pernille Harder. Un photographe a l’idée géniale d’immortaliser l’instant. Tout part de là. « Quand j’ai regardé, j’avais 3 000 abonnés supplémentaires sur Instagram », explique la joueuse de Wolfsburg.

Si elles n’ont jamais caché leur relation, les deux sportives ne la mettaient pas forcément en avant non plus. Mais grâce à ce cliché, elles ont décidé d’accepter ce nouveau rôle d’égéries de la communauté LGBT : « Nous n’avons pas cherché à nous défiler, car nous avons la chance de nous sentir très à l’aise avec nos sentiments. Si nous pouvons aider d’autres personnes à trouver leur voie et à se sentir en accord avec elles-mêmes, ça nous va parfaitement », a expliqué Pernille Harder. Depuis cet épisode, les deux joueuses ont mis leur notoriété au service des autres. Elles ont récemment tenu à soutenir une campagne pour soutenir les jeunes personnes LGBT.

« Franchement, ça ne m’a pas plu »

Alors que Pernille Harder évolue depuis 2017 à Wolfsburg, Magdalena Eriksson défend elle les couleurs Chelsea, dans le championnat anglais. Et les deux femmes ont quelquefois été amenées à se confronter sur les terrains. Lorsqu’on demande à Pernille Harder ce que cela lui fait d’affronter sa compagne sur le gazon, elle répond simplement : « Franchement, ça ne m’a pas plu. Pendant 90 minutes, nous n’étions plus un couple et je suis sûr qu’elle dirait la même chose. En tout cas, je n’ai pas eu l’impression qu’elle cherchait à me ménager » , se rappelle la Danoise.

Pendant la crise sanitaire, les deux footballeuses ont dû rester confinées, chacune dans un pays. L’interdiction de déplacements causée par la crise du Covid-19 a empêché les deux femmes de se voir pendant plusieurs mois. « Magda a passé quelques mois en Suède. Quand elle est arrivée, elle a encore dû passer une semaine à l’isolement. Nos retrouvailles ont donc été plusieurs fois reportées ». Comme quoi, un simple baiser peut changer beaucoup de choses.


Photo à la Une : (@FIFA)

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