DiversSur la route de Tokyo

Camille Prigent (Kayak) : « C’est vraiment formidable de pouvoir s’y remettre »

La kayakiste française s’est longuement confiée dans un entretien accordé au site Olympic.org. Elle a raconté son expérience du confinement et s’est projetée sur la suite de sa carrière.

Elle n’a que 22 ans mais déjà un très beau palmarès. Médaillée d’or en slalom aux JO de la jeunesse en 2014 puis de bronze en slalom par équipes aux Championnats d’Europe en 2017, Camille Prigent est également championne d’Europe et du monde de kayak par équipes (2018, 2019). Après un long confinement elle a raconté comment elle a vécu cette période inédite.

« Par rapport à d’autres athlètes, j’avais beaucoup de chance »

Si elle a avoué avoir eu du mal avec cette situation particulière, la native de Rennes a mesuré avec beaucoup d’humilité les privilèges dont elle a pu bénéficier par rapport à d’autres athlètes. « C’était dur. Je n’ai jamais fait de pause aussi longue depuis que j’ai commencé à faire du kayak, c’est-à-dire probablement depuis l’âge de 12 ans. Mais j’ai tout de même eu de la chance, car j’ai pu emprunter quelques appareils de musculation du centre d’entraînement situé près de mon domicile à Rennes. J’avais également la grande chance d’avoir une rivière près de chez moi, dans le rayon du kilomètre de déplacement autorisé et dans lequel je pouvais m’entraîner. Ne pas pouvoir s’entraîner en eaux vives n’est évidemment pas la meilleure option, mais par rapport à d’autres athlètes, j’avais déjà beaucoup chance. »

La jeune femme a également grandement relativisé sa situation personnelle compte tenu de la crise sanitaire que traverse le pays. « Je me disais : nous sommes des athlètes et notre situation n’est pas ce qu’il y a de plus important en ce moment. C’est de beaucoup de problèmes bien plus graves et de cette pandémie dont il faut s’occuper », a-t-elle confié.

« Être la meilleure dans ma catégorie en France et me rapprocher des meilleures au niveau international »

La Rennaise essaye désormais de tirer le maximum de positif de cette période et se projette vers l’avenir et notamment les Jeux de Tokyo, reportés à 2021. « Cela va me donner davantage de temps pour progresser et être la meilleure dans ma catégorie en France tout en me donnant aussi la possibilité de me rapprocher des meilleures au niveau international. » Celle qui possède des parents mais aussi un frère kayakistes compte sur son expérience des JOJ pour concrétiser ses ambitions à Tokyo. « Je pense que cela aide beaucoup, parce qu’on est prêt pour de grandes compétitions et on sait à quoi s’attendre, bien plus que si l’on n’a jamais participé à une compétition de ce genre.J’ai aussi vu toutes les éditions des Jeux Olympiques depuis que je suis née, parce que mes parents nous emmenaient toujours assister à des épreuves de slalom et à d’autres compétitions. Je pense que le fait d’avoir vu tout ça peut aussi représenter un certain avantage pour moi. Si je vais un jour aux Jeux Olympiques, je saurais déjà exactement à quoi m’attendre. » Rendez-vous à Tokyo dans un peu plus d’un an pour voir Camille Prigent à l’oeuvre.


Photo à la Une : (@TF)

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