RugbyRugby : Elite 1

5 questions à Lise Arricastre (Lons Rugby Club)

Suite à l’annonce de la nouvelle formule du championnat, Lise Arricastre, pilier au Lons Rugby Club et internationale française, est revenue pour Le Sport au Féminin sur sa saison ainsi que celle de son club.

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Originaire des Pyrénées-Atlantiques, Lise Arricastre a débuté le rugby au collège à l’âge de 13 ans. Une passion dont la jeune femme de 29 ans ne peut plus se passer aujourd’hui. Pilier au Lons Rugby Club, elle est également une cadre du XV de France. En parallèle, la jeune femme travaille dans le secteur administratif à la Ligue régional de Nouvelle-Aquitaine. Lise Arricastre s’est confiée dans une interview pour Le Sport au Féminin. Extrait.

« On est comme des lions en cage »

« Cette saison a été très frustrante pour l’ensemble du club. En raison de l’épidémie de coronavirus, la saison s’est arrêtée à seulement deux matchs des phases finales. On était alors quatrième au moment de la fin anticipée, et je pense que l’on avait toutes nos chances d’y participer. C’est d’autant plus décevant que le nouveau staff mis en place cette année nous a fait progresser de manière considérable. En effet, dans la continuité de la saison dernière, Christophe Barraqué a permis de faire grandement évoluer la pratique du club tant au niveau élite que chez les jeunes. »

Sur le plan personnel

« Cette saison a été assez frustrante pour moi. En plus du Covid-19, j’ai eu beaucoup de petits problèmes physique durant la saison. Élongations, déchirures, claquages, ce sont des blessures qui sont survenues à cause de la fatigue, mais aussi de l’âge. À 29 ans, vivre une vie à 10 000 à l’heure n’est pas toujours évident. Je pense que ce confinement m’a permis de me ressourcer tant sur le plan physique que psychologique. De plus, j’ai pu profiter de ma famille, ce qui n’est pas toujours facile habituellement. Mes objectifs pour la saison prochaine sont d’aller le plus possible avec le Lons Rugby Club, où nous viserons clairement les phases finales. De plus, au niveau international, malgré les nombreuses compétitions annulées, l’objectif premier du groupe est de gagner la prochaine Coupe du monde ! »

Lise Arricastre sous le maillot du Lons Rugby Club.

« On vise le haut du tableau »

« Nos objectifs pour la saison prochaine sont clairs : le haut du tableau ! Cette saison, on a beaucoup donné pour au final être stoppé trop près du but. L’année prochaine, on va persévérer et redoubler nos efforts dans le but de faire partie des grandes équipes de notre championnat. Actuellement, le groupe est motivé, l’entraînement a repris depuis déjà près de deux semaines. En revanche, c’est encore beaucoup de préparation physique, les contacts ne sont toujours pas autorisés. J’espère que la reprise pourra se faire rapidement même si je doute encore que le championnat puisse reprendre en septembre. »

Au sujet de la nouvelle formule du championnat

« Je reste perplexe au sujet de la nouvelle formule du championnat. Ces dernières années, on a déjà connu énormément de changement. Apparemment, l’objectif de cette formule est d’équilibrer le niveau pour que chaque équipe progresse tout au long de la saison. De mon côté, je pense que cela va surtout faire ressortir les grosses équipes mais que les petits clubs en progression seront perdant au final. »

Un boum du rugby féminin

« Quand je compare au début de ma carrière, c’est la jour et la nuit. Depuis la Coupe du monde 2014, le rugby féminin a connu un boum. En effet, le nombre de licenciés s’est multiplié. Le Lons Rugby est un club 100 % féminin et le nombre de joueuses ne cesse d’augmenter chaque années, nos équipes jeunes sont pleines et de nouvelles devraient émerger dès la saison prochaine. Néanmoins, le rugby féminin n’est pas encore accessible à toutes. De nombreuses joueuses doivent encore faire plus de 100 km pour pouvoir s’entraîner. Le rugby féminin a encore beaucoup à prouver et il va falloir se battre pour obtenir un vrai statut professionnel. La médiatisation de notre sport est apparue seulement il y a quelques années et il y a encore énormément de progrès à faire. »

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Photo à la Une : (@FFR)

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