NatationSur la route de Tokyo

Natation artistique – Marie Annequin : « Les Jeux, c’est la consécration pour un athlète »

La capitaine de l’équipe de France de natation artistique s’est confiée sur son rêve olympique pour le site de la FFN (Fédération Française de Natation). Elle a notamment expliqué pourquoi elle a décidé de repousser sa retraite sportive après le report des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Elle avait prévu de ranger le bonnet à l’issue des prochains Jeux initialement prévus cet été à Tokyo. Mais la pandémie de Covid-19 en a décidé autrement et a contraint les organisateurs à reporter l’évènement d’un an. Un coup dur pour Marie Annequin qui avait tout programmé pour mettre un terme à sa carrière après les Jeux 2020.

Des études à gérer en parallèle

En apprenant le report des Jeux, « j’ai pleuré. Beaucoup pleuré. Je me suis dit que ce n’était pas possible, que tous mes projets se cassaient tout d’un coup la figure », a confié la jeune femme. Car si, selon elle, les JO représentent le graal pour un athlète, la Française souhaitait se consacrer dès la rentrée 2020 à ses études d’architecture d’intérieure. « Les Jeux, c’est la consécration pour un athlète. Surtout dans un sport comme le nôtre qui n’a de véritable exposition médiatique que pendant les Jeux. Mais c’est vrai qu’après le TQO (Tournoi de qualification olympique, ndlr) de Rio, je me suis interrogée sur la suite de ma carrière. Je savais qu’il allait y avoir un gros turnover avec l’arrivée d’une nouvelle génération dont l’objectif était Tokyo. J’avais décidé, par ailleurs, de reprendre mes études et d’entrer dans une école d’architecture d’intérieur. » Mais après avoir pris du recul face à la situation traversée par son pays et le monde entier, celle qui a déjà manqué les Jeux de Londres (2012) et Rio (2016) s’est remobilisée.

« Je ne pouvais pas m’arrêter si près du but »

La native de Lyon a rapidement réussi à relativiser sa situation personnelle grâce notamment à son entourage. « Je me suis d’abord dit qu’il se passait des choses très graves dans le monde et qu’il fallait que j’arrête de m’apitoyer sur mon sort. J’ai eu aussi la chance d’être très bien entourée. J’ai également beaucoup échangé avec Virginie Dedieu qui avait fait, elle aussi, des études d’architecte d’intérieur et qui m’a rassurée sur le fait de mener ce genre d’études en année olympique. Elle m’a même proposé de me donner un coup de main si j’en avais besoin. Mes entraîneurs, Julie Fabre et Laure Obry, ont été particulièrement à l’écoute pendant cette période et m’ont laissé le temps de réfléchir avant de prendre ma décision. »

La nageuse artistique s’est ensuite naturellement remotivée et a finalement décider de rempiler pour une année supplémentaire. « Je me suis convaincue qu’après tant d’années consacrées à la synchro, avec comme objectif suprême une participation aux JO, je ne pouvais m’arrêter si près du but et que je le regretterais si je ne participais pas à ce TQO. Et je ne voulais surtout pas avoir de regrets ! », a-t-elle justifié. Mais la leader tricolore l’assure, « après, qu’on soit qualifiées ou pas, je me consacrerai à mes études ». Il ne nous reste plus qu’à souhaiter à Marie Annequin et ses compatriotes Bleues un voyage au pays du soleil levant à l’été 2021 avec pourquoi pas une belle surprise au bout !


Photo à la Une : (@FFN)

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