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Lutte : Le président de la Fédération Française dans « l’incompréhension » face à l’interdiction des sports de combat

Le président de la FFLDA (Fédération Française de Lutte et Disciplines Associées) a réagi pour France TV sport au maintien de l’interdiction des sports de combat au niveau amateur. Alain Bertholom a déploré cette décision qu’il juge incompréhensible.

Il y a quelques jours, la Fédération Française de Judo militait pour une reprise des sports de combat. C’est au tour de celle de lutte de monter au créneau par l’intermédiaire de son président Alain Bertholom. Interrompus comme tous les sports depuis le mois de mars en raison de la pandémie de Covid-19, les sports de combats restent pour l’heure interdits. Car si le gouvernement a autorisé la reprise de ces derniers pour les athlètes de haut niveau ainsi que des sports collectifs, il n’en est rien pour les amateurs.

« Nous avions demandé une équité de traitement au niveau de tous les sports »

Le dirigeant français a déploré le manque d’écoute et de dialogue du gouvernement et la différence de traitement que subit son sport. « On avait proposé au Ministère une reprise progressive étalée sur 3 semaines, on n’a pas eu de réponse à ces propositions donc on nous dit qu’on ne peut pas reprendre, mais sans explication ! Quelles différences y a-t-il entre une défense en zone, une mêlée au rugby avec un match de lutte ou un match de judo ? On reste dans l’incompréhension car nous avions demandé une équité de traitement au niveau de tous les sports. »

S’adapter en attendant le feu vert

En attendant le 11 juillet, date de la fin de l’état d’urgence sanitaire, Alain Bertholom a annoncé vouloir « continuer une pratique alternative avec les clubs qui le souhaitent ». Des activités alternatives telles que le « wrestling training » sont mises en place pour conserver un semblant de pratique tout en respectant les mesures sanitaires. « Elle se présente sous forme de fitness et les clubs ont l’habitude de la pratiquer à longueur d’années. Après il y a toujours de l’entraînement physique, de la musculation…Mais un combattant, qu’il soit judoka, lutteur ou boxeur, à un moment donné, il a forcément envie de combattre ! », a martelé le patron de la lutte française.

Si la Fédération n’a toujours « aucune nouvelle du cabinet de la Ministre » des sports, l’instance a demandé un rendez-vous avec le Premier ministre pour avoir des explications. Car, en attendant de pouvoir le faire normalement sur les tapis, le monde de la lutte va continuer à se battre administrativement pour retrouver une pratique normale de son sport.


Photo à la Une : (@France Olympique)

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